peter - Wikidolist

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// 2008/03/11 13:12 / 82.241.36.199
// 2008/03/11 13:47 / 82.241.36.199
locustream.

beginnings of the projet the idea was to provide a source of sound material, frustration with the lack of eventfullness in the content of the stream (the first response was to try to make it more interesting) led slowly to the acceptance of the sound material for what it was and the development of a sort of cageian listening.

The permanence of the streams is one of the most important factors - that the sound is available at all times (at least in theory) means that you participate in the remote space in a different way

The participative aspect - stream project has created a community - a pool of sound but also a pool of people directly concerned by the type of work we are developing and ready to meet and discuss topics concerning


L'espace imaginaire

La nécessité de donner une indication de la source (lieux de captation) - Le réseau de streams ne fait ''œuvre'' qu'à la condition que la distance et l'immédiateté (ou de quasi immédiateté : ''cela se passe là-bas maintenant'') soient comprises par l'auditeur. Cette indication pourrait être donnée par un titre, la rumeur, un guide, un texte accompagnateur, une image video mais l'attention de l'utilisateur est capturée en partie par la scène complétée par son imaginaire.

En tant qu'"utilisateurs", nous (Locus Sonus et quelques un des streamers) ont developpé petit à petit un autre type d'écoute fondée sur la non-événementialité . En effet contrairement à tout attente nous avons developpé des activités, pour la plupart basées sur le fait même de la permanence des streams et non sur leur exploitation de façon ponctuelle ou ''spectaculaire''. Le fait par exemple de passer une journée à écouter l'ambiance (bruit de fonds) en provenance d'un lieu lointain amène à une écoute de l'ambiance de l'espace local de manière tout-à-fait renouvelée. La diffusion délibérée de ce ''non-son'' (bruit de fonds non organisé, sans intentionnalité) dans l'espace personnel amène à une perception augmentée du ''non-son'' local par juxtaposition, incongruité, comparaison et un simple eveil de l'écoute. Il s'agit en quelque sorte d'une écoute Cagienne (nous faisons reférence ici à l'œuvre 4'33) mais avec un dimension temporelle autre, qui viennent de la permanence de nos streams, nous entendons par là que ''l'utilisateur'' développe sa pratique de l'écoute du fait que ces streams soient disponibles à tout moment ... et differents protocoles de revelation artistique apparaisent à partir de ce constat. Nous avons vu evoluer les formes artistiques au fur et a mesure que cette reflection sur l'ecoute à prise racine au sein du groupe, evoluent de formes plutôt evenementielle (concert peformance) vers l'installation interactif (locustream tuner) pour arriver aujourd'hui à la recherche d'une forme qui proposeras une situation ou le publique peux experimenté ce permanance de l'écoute eux même.
Si nous passons en revue les differents formes qui ce sont developé on peux considerer que locustream soundmap reponds plutôt bien à cette evolution de la reflection cependent il ne develop pas une reation specifique au lieux de reception.

develope partie concernent les tentatives d'esther et nico


Veridique verifiable, contrat de confiance le point sur la carte, rattachement à un lieux physique. exotisme folklore et verité plausabilité



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'''fondamentaux du stream :'''

1/ - reconnaissance de la source (acousmatique, électroacoustique), liée d'une part à la position choisie des microphones (par les streamers, fenêtres sonores, cartes postales, ... ), -> mise en exergue des distances entre deux points : émission et réception -> reconnaissance d'espaces 'sonores' (au lieu de reconnaissance des sources des sons eux-mêmes)

2/ - c'est en train de se dérouler (conscience du temps réel, plus précisément du direct) -> lié à la notion de non événement / événement

3/ - la permanence perçue par auditeur/utilisateur (-> selon la nature des dispositifs) -> par la perception d'échelles de temps, continuité, sans montage/mixage, fluidité et la compréhension des événements d'être dans un même espace cohérent, des sons captés du quotidien, inaltérés = diégèse

4/ écoute instrumentalisée / localisation de la source -> indication du lieu, peut-on faire sans ? véracité (voir Stromboli, mormyre sonification d'un poisson électrique originaire de l'Amazonie dans un aquarium, second life ) -> folklore (certificat d'un endroit) -> fictions
un stream est rattaché à un lieu mais est incapable de donner son attachement au lieu, nécessité d'avoir une garantie : le nom du lieu. Ceci énonce que 3 données sont importantes dans le stream : espaces, distances et direct / fictions?

Parce que les streams (localisés) sont non-événementiels (permanent audio content), ce qui fait événement, ce qui donne la conscience de, ce qui fait expérience, ce qui rend le stream intéressant, ce qui est le point d'accroche est l'indication du nom du lieu, qui crée ainsi les distances entre les espaces (originaux) acoustiquement cohérents et plausible, et crée en même temps des fictions (d'espaces?). Les notions ainsi approchées à partir d'une géographie de localisations (SoundMap) sont celles d'exotisme, de folklore, de véracité, d'identification
'''La première étape réalisée avec Locustream est celle de la reconnaissance d'espaces distants (remote and local spaces) et de temporalités (superposées) à travers les sons et les écoutes, et celle de relations entre les espaces. The first step with Locustream is the recognition of a distant space (remote and local spaces) and of a overlaped temporality thru sounds and the acts of listening, and the relationships between them.'''
La question des streams fictionnels (Stromboli, mormyre, second life), c'est-à-dire des non-located streams (fictifs), relève de la même problématique lorsque ceux-ci sont présents en simultané avec les streams permanents liés à des lieux. Dans ces cas, se pose aussi l'interrogation des passages entre stream et composition (N.Bralet).
Vérifier la véracité des indications (c'est-à-dire par les moyens d'action donnés à l'auditeur pour vérifier : voir par exemple dans le projet silophone où la différence est : l'espace est tjs le même, c'est le son et l'action qui fait événement) appuie une relation de confiance avec l'auditeur (c'est le cas de la SoundMap : position sur la carte)
Par là même, l'expérience de Tuning The Now ou l'exemple proposé par Julien (micro cap15 -> à Vienne hp + micro -> cap15 streamé de Vienne) renforce l'idée qu'au travers les sons ce sont les espaces qui sont révélés
Autre exemple, a contrario, et qui montre bien la différence entre streaming et radio broadcasting, à la radio nous n'avons pas besoin de nommer le lieu de l'émission, la station suffit (programme qui organise le temps d'écoute), l'écoute est organisée, fragmentaire.
'''--> sympathies et résonances --> field spatialization'''
Le passage de Locustream (Audio Géo, Audio Sites) - par la révélation des espaces sonores au travers des flux de sons - aux expérimentations sur les sympathies et les résonances montrent bien aussi la problématique d'espaces. La continuité sur le field spatialization, spatialisation de terrain, permet de mieux discerner les différents registres que nous expérimentons : des relevés locaux (locustream, wimicam), des streams localisés (locustream) aux espaces virtuels (synthèse d'espaces acoustiques).

question: que fait Locus Sonus ?
'''composer des espaces sonores ? assembler des espaces sonores ? interagir des espaces sonores ?'''

autre question :
comment le projet de Julien d'archiver un stream sur une année dialogue avec ses notions ?
(retarder me semble plus juste qu'archiver, puisqu'il n'y a pas conservation passé la dernière diffusion après un an)
julien : "retarder me semble plus juste qu'archiver, puisqu'il n'y a pas conservation passé la dernière diffusion après un an"
[SIX STREAM ECHOES]
'''STREAM ECHOES'''

autres caractères à insérer dans les paragraphes ci-dessus:
'''principe''' : contrairement a la diffusion habituelle dans laquelle le stream est diffusé en direct (au moment de sa captation), STREAM ECHO propose de réécouter 6 fois chaque "instant de stream" avec des retards fixés. Ainsi, le stream est diffusé à t0, à t+1h, à t+24h, à t+6j, à t+30j, à t+6mois, à t+12mois. Après ce 6ème écho, la mémoire tampon du délais est vidée, cet "instant de stream" est effacé. Il n'existe plus dans la mémoire de l'ordinateur et ne sera plus jamais diffusé.
- attendre que quelque chose arrive (n'a rien à voir avec les espaces).
'''intention''' : créer les conditions d'une exporation spatiotemporelle du stream : par mon déplacement dans l'espace, je me déplace dans le temps du stream.
- ceci devient-il musical ? a listening experience thru installations, manipulations of sounds to create, ...
'''commentaire''' : On peut voir cela une sorte de mémoire du lieu (limitée dans le temps). Comment était-ce/que s'est-il passé ici il y un mois, il y a 6 mois ? Ca peut virer relevé météeorologique dans le cas d'une stream "nature" , ou historique dans le cas d'un lieu de conflit. Dans le cas d'une rue banale, on aura peut-être simplement la possibilité de se rendre compte instantanément qu'en générale il ne s'y passe rien de spécial. Ca n'est jamais plus qu'une rue dans laquelle passe des voiture avec de temps en temps une sirène de police en arrière plan. Peut être que quelque chose émergera de ce constat, forçant rapidement l'écoute à se réorienter et à chercher autre chose que des évènements.
- l'expérience du best-of a été révélateur dans ce sens-là. (event/non event)
Je doute que le dispositif fonctionne pleinement sur le mode de l'écoute spatio-temporelle (je voyage dans le temps quand je me déplace). Cette écoute assez intellectualisé demandant à l'auditeur d'intégrer le principe de délai sur les 6 échos en plus de l'idée de direct sur t0.
- événement : ce qui n'aurait pu pas être
La variante pour un auditeur avec un déplacement continu du point de lecture dans la mémoire tampon en fonction de sa position serait surement beaucoup plus spectaculaire.(Et aussi beaucoup plus couteuse si l'on veut une détection précise du déplacement).
- anecdote du stream
- non intentionnel
lien avec folklore,exotisme et vérité (espace, distance et direct) :
- événement musical /
Ce dispositif propose une exploration du stream dans le temps, selon un processus automatisé. Les trois notions (espace,distance et direct) restent primordiales.
- contexte d'écoute / conditions de l'auditeur
1/ '''espace''' : le rapport à la nature de l'espace retransmis reste le même que dans le cas du direct. Par contre, pour l'auditeur évènementophile, c'est 6 fois plus de chance d'assister en direct à un meurtre! (le meurtre ou l'accident consistant vraisemblablement le paroxysme de cette écoute).
- an original location of sound emission, of broadcasting
2/ '''distance''' : le dispositif focalisant l'attention sur l'évolution du stream dans le temps, proposant un écoute comparative de différents instant du même stream, je suppose que l'écoute exotique sera probablement un peu relégué en arrière plan.
- remote sound recording (N.Bralet), lecture de streams (E.Salmona)
3/ '''direct''' : la condition de direct va-t-elle prendre ou perdre de l';importance dans l'écoute ? Difficile à prévoir, et c'est peut être un des enjeu de l'expérience.

Peut-être sera-t-atténuée par le dispositif, puisque pour un direct, on a 6 échos. Où au contraire le direct va peut être prendre une importance par opposition au 6 échos (opposition direct différé).
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-> espaces publics / espaces privés
'''Complément à l'idée de non évènementionalité du Stream''' :
audio surveillance / responsabilité et délégation de cette responsabilité (agrément, connivence) (protocole)
Ce n'est pas clairement dans le non évènement ou dans l'évènement que l'écoute s'organise. On est de fait plongé dans une écoute cagienne, portée par ce qui se passe ou pas dans le lieu transmis. Pour un Peter qui pour avoir fait de nombreuses expériences d'écoute va focaliser son écoute sur les imbrications entre les 2 espace acoustiques mis en relation par le stream, de nombreuses personnes disent écouter un stream dans l'attente d'un évènement (cf Aléjo). Par contre '''c'est dans le non évènement que le lieu se transmet.'''C'est dans le banal et le quotidiens que le lieu se donne à entendre, à découvrir et surtout à comprendre, et c'est la singularité du stream en regard à la photographie ou au reportage, qui tout deux sélectionnent un instant. J'ai eut l'occasion d'écouter des enregistrement d'un stream en provenance d'un rue de Bagdad effectués par un amis lors de la première guerre du golf. C'est sidérant car on accède directement au quotidien de façon temporelle : fréquence des bombardement ou des alertes, temps que met l'activité humaine a se remettre en route dans la rue après un bombardement etc... Toutes sortes d'information inaccessibles par la photos ou le reportage "cadré".
la notion de contribution
Je suppose que si l'on diffuse plusieurs stream dans un même espace, avec possibilité de les entendre tous en tous points, le public ira tjs écouter celui où il se passe le plus de chose. Il faut créer la condition d'une écoute prolongée pour entrer dans l'écoute spatiale (j'écoute un lieu se déployer et exister).
indication publique des points de captation (Alejo) (critique des technologies de surveillance)




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