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// 2008/02/23 16:20 / 90.4.90.20
Citu:
www.citu.info

Appel à projet In-Out:
http://in-out.citu.info/

Architecture du projet In-Out:
http://www.citu.fr/in-out/?page_id=39

Le projet de recherche:
http://www.citu.info/#projet_106_1

Martine au CITU
m.bour@citu.info
01 49 40 73 44
06 63 85 49 75

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''Sous un chapeau intitulé "création transactionnelle" serait développé un travail théorique élaboré soit par JP Fourmentraux soit par David Olivier Lartigaud qui traiterait pour l'un de la question des usages artistiques et pour l'autre des formes esthétiques de cette création. Ce travail théorique relierait 3 équipes et 3 plates-formes expérimentales engagées dans la création collaborative: celle de Locus Sonus, celle de l'ENSA de Nancy sur les environnements partagés (Samuel Bianchini et David Olivier Lartigaud) et celle du CITu avec INOUT.
Pour reprendre ce que nous nous sommes dit à la brasserie Wepler, le projet doit rester modeste et s'appuyer sur nos travaux et expériences artistiques aux uns et aux autres dans ce domaine. La DAP ne pourra que voir d'un bon oeil la mutualisation de nos efforts.
Le résultat attendu sera donc un travail théorique pouvant donner lieu à une publication et pour chaque site partenaire un workshop faisant intervenir les uns et les autres de manière croisée.''

'''Notre réponse''':
Notre objectif est d'optimiser nos implications sans nous éparpiller et de mener à bien nos activités de recherche sur nos contrats et projets en cours. Les axes de recherche et nos activités actuelles sont déterminés sur des questions précises. L'objet "création transactionnelle" ne croise pas fortement nos questions et il nous
semble difficile d'ouvrir un volet sur cet objet dans notre laboratoire. Donc notre participation "directe" en terme de partenariat de recherche à votre projet ne semble pas possible de cette manière. De la même façon, sur l'aiguillage que vous proposez (travail théorique / workshop), le volet théorique peut s'articuler sur une possibilité de collaboration, par contre celui de "workshops croisés" nous est impossible à mener, pour des questions de temps et de calendrier (notre calendrier nous semble déjà trop étroit) et parce que nous menons déjà beaucoup d'activités d'ateliers/séminaires/workshops en croisement avec le développement de nos axes de recherche et de réalisation, et qu'il ne serait pas raisonnable de rajouter à ce nombre.

Ce que nous entrevoyons serait que vous puissiez ouvrir ce programme de recherche afin d'identifier cet objet de "création transactionnelle" qui pourrait permettre dans votre suivi l'observation de dispositifs de recherche et d'expérimentation tels que le nôtre. '''Dans ce cadre, nous pourrions être "observés" par vous et mettre les éléments nécessaires à votre disposition, car il est vrai que notre approche des dispositifs collectifs (dans le cadre de nos réalisations, de mise en place de dispositifs et méthodologie de recherche) passe par des dimensions "sociales" ou de "sociation", des niveaux de co-création, etc. qu'il serait sans doute important pour vous de prendre comme objet d'étude et d'observation'''. Pour nous cette collaboration (et non partenariat de recherche comme je l'ai précisé plus haut) est de la même nature que celle nous construisons en ce moment avec d'autres structures et groupes, tel que le LAC (Laboratoire - Archive - Concept), programme de recherche sur l'expérimentation mené par Elie During à l'ESA d'Annecy, ou encore tel que la Fondation Langlois / DOCAM, etc.

Ceci rejoint et précise les questions et interrogations que je t'avais posées lors de notre entrevue à Paris, au sujet de l'identification de cette recherche et du portage de celle-ci, et répond à la proposition de "mutualisation" que nous préférons préciser sur une collaboration engageant, préservant et identifiant l'objet et la méthodologie de la recherche de chacun.

Dernier feedack:
''Merci pour ta réponse.
Je comprends parfaitement que vous ne souhaitez pas vous éparpiller par rapport à vos axes de recherche.
Je précise cependant que ce que j'ai esquissé lors de notre rapide entretien était une piste possible, venue dans le feu de la discussion mais qui sera reprise et certainement modifiée par JP Fourmentraux.
Je te tiendrai au courant de l'élaboration du projet et je note -si ,je comprends bien ta réponse - que vous êtes prêts à collaborer dans un dispositif d'observation.''

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!!Présentation du projet de recherche


'''La création transactionnelle
Recherches artistiques et médias numériques'''

Jean-Paul FOURMENTRAUX
En partenariat avec
le CITU/universités paris 1& paris 8 et l’ENSA de Nancy
en collaboration avec LOCUS SONUS



''Résumé'' : En collaboration directe avec leur concepteurs, cette étude propose l’analyse comparée de trois prototypes de recherche et création artistique : la plateforme In/out du CiTU, l’atelier Contrôle de l’image de l’ENSA et ARTEM à Nancy, le dispositif Locus Sonus de ENSA d’Aix et de la Villa Arson. Selon des modalités diverses, leur objectif vise la promotion d’une « création transactionnelle » articulant la configuration technique et le cadrage social de nouveaux espaces de travail artistique, instrumentés, collectifs et interdisciplinaires. La carrière des œuvres y est remise en question. Dissociée du modèle de l’objet, elle est désormais prise dans des modalités de circulation et d’appropriation largement renouvelées : œuvres multiples, intermédiaires et fragmentaires, résultats d’une recherche elle-même valorisée (procédés, méthodes, connaissances) et qui donne parfois lieu à des productions autres (outils logiciels, usages et dispositifs scéniques, etc.).
En posant cette « création transactionnelle » comme objet d’étude privilégié, il s’agit de documenter les transactions et les conventions singulières qui se stabilisent au cours de la réalisation, attribution et valorisation des créations numériques. Nous examinerons trois niveaux de conséquences : le changement d’échelle de la création artistique, les interactions accrues entre l’art et la technologie, l’entrée en scène de nouveaux acteurs dans la production des arts numériques.
Mots Clés : arts, médias et technologies numériques, création transactionnelle, interdisciplinarité, mise en réseau, valeurs, société


Depuis le début des années 1990, la convergence des technologies numériques place l’œuvre d’art au cœur d’une création transactionnelle : distribuée entre artistes, informaticiens, dispositifs techniques et publics enrôlés. Entrent en scène de nouveaux outils de communication et de médiation artistiques : blogs, syndication et tags, podcasting, video-blogging et autres réseaux d'échanges de pairs à pairs, fansubbing, fansfilms... Le travail de création y articule différentes opérations intellectuelles, d’écriture conceptuelle, algorithmique et scénaristique, d’où il pourra résulter une gamme élargie d’externalités : les couches de programmes et les scripts d’emplois, les interfaces utilisateurs et les images à acter, dont les statuts et usages sont en redéfinition. Les principaux leviers de cette création transactionnelle reposent sur des innovations technologiques de procédés ou d’outils articulées à des perspectives de recherche et de création artistique désormais plus collectives et collaboratives, qui jusque là on peu été investigués.
En articulant les points de vue de la sociologie et des sciences de l’art, ce programme de recherche est précisément polarisé sur la conduite de ces projets. Il s’agit d’interroger les différents mécanismes, ajustements et équilibrages, qui accompagnent la valorisation de « créations transactionnelles » saisissables au fil de leur désignation pour composer parallèlement une œuvre, des outils et des connaissances. L’enjeu principal vise à établir une typologie de ces processus de création collaborative à partir d’une analyse fine de la carrière des œuvres, dont l’évaluation, valorisation et attribution par fragments - le programme, l’interface, l’image, le dispositif - forment les nouveaux leviers de la recherche artistique.

D’une part, l'interactivité, permise par les technologies numériques et multimédias les plus récentes, implique de nouvelles formes de conception, d'écriture, de production, de réalisation, de distribution, de perception et même d'usage des œuvres qui l'emploient. L'articulation étroite de nouveaux contenus, écritures, fonctions et situations pour ces productions multimédias doit être pensée à l'entrecroisement de l'art, des sciences formelles (informatique et électronique principalement) et des sciences humaines et sociales (droit, économie, sociologie et philosophie). L’examen réflexif des activités de travail, situées et instrumentées, mettra en évidence les nouveaux modes de coopération qui ont cours entre ces collectifs interdisciplinaires. Leur analyse accordera une place centrale aux nouvelles technologies (celle de l’informatique, de la numérisation, de l’interactivité et du travail en réseau d’équipes), en mettant à distance tout déterminisme technologique ou structurel. La réflexion portera sur la mise en œuvre de plateformes de conception distribuées entres artistes de spécialités hétérogènes. Il s’agira de cerner le passage de règles élaborées dans les activités quotidiennes « sur le tas » à des conventions stabilisées qui font sens (signification et direction) pour les artistes à un niveau général.
D’autre part, les œuvres constituent elles-mêmes ici des objets d’études pertinents en ce qu’elles articulent différentes entités (institutions, personnes, dispositifs, objets techniques, etc.) de plusieurs mondes (artistique et académique). Médiatrices entre plusieurs types d’activités, les œuvres conjuguent l’action des artistes entre eux et des différents objets intermédiaires – les textes du projet (notes, rapports, formulaires…), algorithmes, interfaces, images, dispositifs techniques, logiciels, banques de données, protocoles expérimentaux, etc. – qui informent, guident et orientent l’activité des acteurs. Chacun de ces objets nécessite des séquences de travail où les personnes s’engagent dans l’action et élaborent des procédures de validation des productions. Dans ce contexte, une documentation plus importante est produite pour cadrer le comportement de l’œuvre et l’action du public. L’économie des « médias variables » bouscule en effet la manière dont ces œuvres ont lieu et conduisent les artistes à produire de nouveaux « récits autorisés ». Le concept « d’exposition discursive » illustre également ce basculement progressif de la chose créée à son usage, cadré et instrumenté. La gestion de ces nouveaux objets informationnels, les guides ou aides, les chartes et protocoles d’usage, ou encore, de manière plus systématique, les modes d’emploi, constitue dorénavant une nouvelle dimension et un enjeu spécifique du travail d’exposition.
Centrée sur un échantillon restreint de trois plateformes, l’enquête rendra compte de cette redéfinition des modes de production et de circulation des œuvres, en mettant en perspective les nouveaux outils et stratégies de leur mise en public et en exposition. Nous proposons de questionner en collaboration avec les artistes qui y sont engagés l’émergence de nouvelles formes de conception coopératives fondées sur la créativité ou l’inférence, ainsi que les modes de circulation de produits à finalités multiples, qui composent les principaux ressorts de l’innovation artistique avec les technologies numériques.

'''Plan de recherche'''
La proposition d’enquête est axée sur l’histoire pratique et organisationnelle de trois plateformes de recherche-création en arts et technologies numériques qui renouvellent les formes d’engagement des artistes-chercheurs et les régimes de création artistique.

• In/out : (…) : projet de recherche dédiée à l’approche collaborative de la création numérique à travers la mise en œuvre d’un dispositif expérimental de création « Peer to Peer ». Développé par le CITU qui réunit les laboratoires LETA et Paragraphe des Universités Paris 1 et Paris 8 autour de la recherche dans le domaine de la création transdisciplinaire et des médias émergents. Une problématique commune y est développée selon deux axes convergeants : Considérer la création comme une forme dynamique de recherche et comme un facteur de décloisonnement en art, communication, architecture, musique, scénographie, muséographie, robotique, esthétique, philosophie, éducation, action politique ou sociale... sans limites de nombre, de genre, d’origine et de durée. Considérer la recherche comme une forme de création, expérimenter de nouvelles formes d’études, de nouvelles procédures expérimentales. Défendre l’idée que la technologie n’est pas l’avenir de l’art mais que l’art peut aider à penser le futur de la technologie comme celui du monde qui nous entoure. Privilégier la périphérie par rapport au centre, favoriser le fonctionnement en réseau, les échanges et les collaborations.

• Contrôle de l’image : projet de recherche autour des environnements partagés et les systèmes multiultilisateurs en art, fondé sur un partenariat entre l’École nationale supérieure d'art de Nancy et le laboratoire Lam / Citu (Laboratoire des arts et médias - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / Création interactive transdisciplinaire universitaire, fédération de laboratoires des Universités Paris 1 et Paris 8) dans le cadre des ateliers Artem Nancy. Ce projet comporte deux volets : un volet recherche organisé autour de séminaires (à Nancy et / ou Paris) faisant intervenir des artistes, des chercheurs et des spécialistes dans les disciplines qui concernent ce sujet ; un volet pratique par l’intermédiaire de l’atelier de recherche et création “Contrôle de l’image” dans lequel sont développés des travaux artistiques multiutilisateurs.

• Locus Sonus : (…) Projet de recherche-création autour des formes innovantes et transdisciplinaires de production en art audio. Le laboratoire de recherche et de pratique Locus Sonus (ESA Aix, ENSA Nice Villa Arson) développe et analyse les caractères collaboratifs, collectifs et multi-jouables, inhérents au pratiques audio numériques qui nécessitent un véritable investissement collectif autant qu’individuel. Deux principales thématiques constituent cette recherche: audio & espaces, audio & réseaux.

Chacune de ces trois plateformes propose des dispositifs socio-techniques expérimentaux de conception artistique liée à l'usage des technologies numériques et des médias audiovisuels interactifs. Elles présentent donc à l’observation des processus dynamiques, avant qu’ils ne deviennent routiniers et qu’ils ne soient stabilisés par des conventions pratiques et organisationnelles. Par conséquent, elles ne doivent aucunement laisser paraître qu’elles “ règlent ” une fois pour toutes les expérimentations et les simulations qu'elles promeuvent. Au contraire, leurs dispositifs de "création transactionnelle" devront eux-mêmes être interrogés, configurés et reconfigurés, transformés par l’expérimentation et l’usage.

Pour notre recherche, l’examen comparatif de ces trois plateformes présente différents enjeux :

• Une meilleure compréhension des ressorts de la “création transactionnelle" appariée à l'audiovisuel interactif.
En offrant le suivi détaillé des opérations de mise en œuvre de nouveaux dispositifs d’expérimentations, qui renouvellent les modalités de la création collaborative, l’ergonomie des oeuvres et l’usage artistique des technologies, dans des laboratoires artistiques qui tentent de gommer les frontières entre conception, exposition et usage.

• La performation de nouvelles organisations du “ travail artistique ” collectives et modulaires.
En éclairant les ressorts et tensions liées à la formation d’équipes multidisciplinaires engagées dans une conception par projets. Selon un schéma qui intègre les humains et les techniques elles-mêmes à la démarche de développement conjointe. Dans l’implémentation de nouvelles méthodes et organisations de travail adaptées à la conception, diffusion et évaluation de l’audiovisuel interactif.

• Une prospective des productions et des usages de l’audiovisuel interactif.
En imaginant les conditions de leur valorisation sur des scènes sociales différenciées - art, recherche - et les modalités concrètes de leur exposition. Le suivi suivi analytique de projets concrets de recherche-création permettra de mieux entrevoir et accompagner la “ carrière ” des œuvres numériques, leur mise en expositions et leurs usages les mieux adaptés au double régime virtuel (à faire) et fragmenté (composite) des œuvres.

Autrement dit, les trois plateformes dont nous proposons l’examen se présentent à l’observation autant comme des dispositifs à expérimenter que comme des dispositifs dans lesquels on expérimente. Les observations seront menées dans des contextes organisationnel dont les modes de structuration et de gestion constituent en eux-mêmes des innovations intéressantes à étudier. Du point de vue de la recherche, l’examen des modélisations (acteurs, processus, connaissances) et des activités (Conception, Transfert, Usage) mobilisés par les scénarios de recherche-création partagée, permettra la capitalisation des idées et des expériences à la croisée des domaines de la création artistique, de l’interaction homme-ordinateur, de l’ergonomie, et de la sociologie des usages d’œuvres / produits interactifs.

'''Opérations et calendrier de recherche'''
Afin d’éclairer les conditions situationnelles d’exercice des artistes-chercheurs, cette recherche mobilisera différentes méthodes et outils d’observation :
• La mise en œuvre d’une enquête par entretien offrira de saisir la variété des représentations, des intérêts et engagements des acteurs hétérogènes (artistes-chercheurs, informaticiens, administrateurs, industriels) du procès de production des arts numériques.
• Un échantillon significatif d’œuvres-produits fera l’objet d’un suivi détaillé. L’enquête s’appuiera également sur une analyse fine des documents officiels, maquettes de projets, programmes de recherches, documentations et contrats de co-réalisation qui accompagnent la production.
• Un échange réflexif entre art et sociologie à l’ocasion d’une journée d’étude à l’ENSA de Nancy permettra de documenter les transactions et les conventions singulières qui se stabilisent au cours de la réalisation, attribution et valorisation des projets à l’interface des trois plateformes.
• L’ensemble sera enfin focalisé sur la production d’un ouvrage de synthèse intégrant une mise en perspective sociologique des enjeux de la création transactionnelle, des interviews d’artistes et de responsables de ces trois plateformes innovantes et la présantation détaillée de certaines œuvres idéaltypiques.

'''Ressources mobilisables'''
La mise en œuvre de ce programme bénéficiera d’un ancrage à plusieurs laboratoires spécialisés dans l’analyse des sciences, des organisations artistiques et des marchés de l’innovation.

• Le laboratoire de Création interactive transdisciplinaire universitaire (CiTU) – porteur du projet - initié par les Universités Paris 1 et Paris 8 dans le domaine de la création transdisciplinaire et des médias émergents. Cette alliance a été créé sur la base de l’association de plusieurs laboratoires des deux universités : pour Paris 1, le Lam (Laboratoire d’art et de médias) rattaché à l’équipe de recherche Leta, pour Paris 8, le Ciren, et Paragraphe.

• Le Groupe d’étude et de recherche interdisciplinaire en information communication (GERIICO) - duquel Jean-Paul Fourmentraux est membre - spécialisé dans l’analyse des dynamiques de médiation et dans l’examen des processus d’innovation et de communication entre des collectifs de travail aux frontières redéfinies : observation des logiques et pratiques d’acteurs, approche des dispositifs communicationnels à la confluence des industries culturelles, des médias et des processus de patrimonialisation.


'''Résultats attendus'''

Une journée détude, un ouvrage et différentes publications seront tirées de cette recherche qui mettront en évidence les régulations pratiques et organisationnelles mises en œuvre dans la structuration du domaine des arts numériques, ainsi que l’activité des chercheurs-créateurs, leurs formes d’engagements au carrefour de plusieurs disciplines artistiques et techniques. En traitant de front la question des articulations et agencements de la recherche artistique envers son contexte sociétal, l’enquête éclairera les prises de positions et les justifications des différents artistes et organisations mobilisées dans le procès de production des arts et des industries numériques. Le suivi méticuleux des projets permettra d’identifier des dispositifs innovants : pour la mesure des contributions différentielles, la stabilisation des formes d’engagements et la distribution des pouvoirs entre acteurs, ainsi que pour la régulation des externalités de recherche (œuvres, outils, connaissances). En rendant visible les projets et leurs retombées, ces résultats offriront également une meilleure compréhension des dynamiques et tensions liées au développement, à l’appropriation sociale, et à la mise en marché des œuvres et des technologies numériques. L’ensemble de ces observations pourront enfin être utiles aux artistes-chercheurs (qui les actualisent au quotidien dans leurs activités) et aux institutions qui élaborent des règles de conduite pour fédérer leurs membres.

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Jean-Paul Fourmentraux est Sociologue. Maître de Conférences à l'Université de Lille 3, UFR Arts et Culture et laboratoire GERIICO, il est également chercheur associé au Centre de Sociologie du Travail et des Arts, à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (CESTA-EHESS, UMR CNRS 8082). Il mène aujourd’hui des recherches comparatives sur les interfaces entre production artistique, recherche-développement et innovation technique.

Coordonnées personnelles : 13 rue de Suez, 75018 Paris - Tél. 06.87.02.21.21
jean-paul.fourmentraux@ehess.fr - http://cesta.ehess.fr/document.php?id=80


''Ouvrage''
Art et Internet. Les nouvelles figures de la création,CNRS Éditions, Paris, 2005.

''Principaux rapports de recherche''
* Les tensions de l’innovation artistique à l’interface de l’université et de l’industrie, Hexagram, Montréal (Québec), 2003.
* Entre l'artiste et l'informaticien : un espace de médiation, traduction, négociation, DAP, Paris (France), 2001.
* Culture visuelle et art collectif sur le web,DAP, Paris (France), 1999.


''Sélection d’articles dans des revues scientifiques''
* Faire œuvre commune. Dynamiques d’attribution et de valorisation des co-productions en art numérique. Sociologie du Travail. Vol.49, n°2. 2007.
* Favoriser l’innovation artistique à l’heure des TIC, Regards sur l’actualité, La documentation française, n°322, 2006
* « Internet artwork, artists and computer programmer : sharing the creative process », Leonardo 39:1. MIT Press. February 2006.
* « L'œuvre du Net art : dispositifs techniques et pratiques sociales », In Saleh, I. et Clément, J. (sld), Créer, jouer, échanger : expériences de réseaux, Hermès Science, Paris, 2005.
* Quête du public et tactiques de fidélisation. Une sociologie du travail et de l’usage artistique des NTIC », Réseaux n°125, Paris, 2004.
* L'œuvre, l'artiste et l'informaticien : compétence et personnalité distribuées dans le processus de conception en art numérique », Sociologie de l’art, OPuS 1/2, Paris, 2002.