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Dernière modification : 2008/03/15 10:30

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ANRLOCUS

MISE EN PERTINENCE DU PROJET PAR RAPPORT A L’APPEL D’OFFRES

Le projet présenté est un projet qui repose sur la collaboration d’artistes (en création sonore) et de chercheurs en sciences sociales. Le champ commun d’investigations qui, à la fois rend possible et motive cette collaboration, est celui de l’espace sonore.
Ce projet vaut donc pari -- pragmatique, performatif -- qu’une telle collaboration est non seulement praticable, mais porteuse d’effets heuristiques dans les deux registres de recherches concernés. En tant que tel – c’en est une conséquence naturelle --, il interroge donc ce qu’il en est de l’agir créatif, et ceci du simple fait qu’il inscrit cet agir dans le cadre procédural d’une recherche partagée. A ce titre au moins, il nous a paru que sa présentation était pertinente au regard des thématiques de l’Appel d’Offres.

Pour autant, si cette question d’une confrontation entre création et recherche est bien à l’horizon du projet, elle n’en constitue pas son objet et elle n’est pas celle qui en a guidé le montage. Avant que d’être (lu comme) une « recherche sur la recherche et/ou la création » ce programme a prétention à valoir recherche, au premier degré, et dans la mesure où il se définit dans la visée d’un objet. Cet objet peut bien être large – celui des relations entre lieux et sons --, il reste que c’est à l’approfondissement de son intelligence que le programme proposé se consacre. On notera alors que, du fait de la nature et de l’écologie des effets sonores qui y seront déployés (voir ci-dessous), la recherche envisagée devrait produire des résultats pertinents du point de vue de deux autres questionnements de l’Appel d’Offre : celui concernant les rapports entre art et (nouvelles) technologies, et celui portant sur les « lieux de la création ».


ECONOMIE GENERALE DU PROGRAMME ET OBJECTIFS PRINCIPAUX

Comme le nom du collectif – LOCUSONUS -- et l’acronyme choisi pour cette proposition, le laissent entendre, le dispositif de recherches prend pour objet central la question des rapports entre lieux et sons, entre localité et sonorité.
Or, ce questionnement peut faire l’objet de deux types d’approches exploratoires.
Il peut l’être du coté d’un travail plastique effectif portant sur les modulations spatiales d’offres sonores, variant leurs empans, leurs aires d’enceintes acoustiques – explorant donc pratiquement diverses manières de mettre en espace et donc de « localiser des sons ». Mais il peut l’être aussi, et de manière plus analytique, en interrogeant la part des sons, de leurs modes d’extension, dans la segmentation des environnements sensibles et le sens que leurs occupants prennent de s’y trouver « localisés ». (Problématique CRESSON)

Ces deux explorations prennent donc pour objet une même strate d’expérience, celle de ‘l’espace sonore’, mais elles procèdent de manière complémentaire dans leur abord: l’une, plastique et artistique, intègre la dimension spatiale, la composante extensive des offres sonores – c’est, de fait, un thème crucial de la création sonore contemporaine; l’autre, anthropologique, se propose de « visiter les lieux », les entours de nos espaces ordinaires (particulièrement urbains), au prisme de leurs sonorités.
S’esquisse donc ici un premier foyer de « concernement » réciproque entre approches d’art sonore portant sur l’espace, et approches anthropologiques portant sur le son (et ses espaces). Et se profile alors un terrain commun d’expérimentations : celui du suivi collectif d’une série d’installations sonores en espaces ouverts, laquelle série serait déterminée dans ses « bifurcations » probables par ce collectif pluridisciplinaire de suivi.

En second lieu cette intrication possible des perspectives nous semble notablement confortée, aussi bien quant à sa praticabilité que quant aux enjeux de recherche plus généraux qui s’y dessinent, par le caractère fortement instrumenté en technologies numériques des « lutheries Locusonus ». D’un coté, ces opérationnalités numériques offrent un champ de jeu élargi du point de vue des registres explorables de spatialisations sonores (« audio en réseau », « audio en espace », par exemple) ou de constructions d’événements sonores; de l’autre, et ce faisant, elles devraient permettre aux socio anthropologues de travailler de manière plus empirique la problématique, à la fois surplombante et incontournable, que lègue au chercheur en sciences sociales l’horizon d’une multiplication des environnements virtuels.
En substance, parce que le dispositif LocuSonus inscrit délibérément cette coupure problématique du virtuel et du réel à l’horizon de ses installations, il rencontre ici les interrogations d’une génération de socio anthropologues attentifs à travailler cette question du numérique au plan de ses effets sur nos environnements ordinaires.
(Problématiques Aix, Sophia Antipolis).


ETAT(S) DE L’ART ET SPECIFICATION DU PROJET

Si bien que, par la pluralité de ses (néanmoins interdépendantes) visées, on gagne à situer la démarche proposée dans le paysage de travaux menés, non pas dans un, mais dans plusieurs champs scientifiques et/ou théoriques de référence.
Cette démarche engage notamment:
  • Une manière particulière d’articuler « art et sociologie ». (SB, à venir + Marc)
  • Une manière propre de faire jouer la composante spatiale dans le domaine de la création sonore. (Peter, Jérôme…)
  • Une approche renouvelée de la composante sonore des environnements urbains. (JPT, « ambiances urbaines », Marc « réception multimodale et « cheminatoire»)
  • Et enfin une approche pragmatique des usages des nouveaux environnements dits virtuels. (SB, Marc)