DAP-rapport1.2.3 - Wikidolist

Dernière modification : 2008/03/11 01:34

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compléter avec étude des soundmaps (jerome) faite lors workshop Tuning the Now
 


résumé:
Locustream SoundMap est une carte audio-géographique d’écoute qui permet d’une part d'avoir une réprésentation (géo-)graphique du projet Locustream, réseau de microphones ouverts dans le monde entier, et d’autre part d'écouter en direct et en simultané, via une interface web sur Internet, les captations sonores faites par ces microphones posés dans différents environnements et lieux disséminés. Le principe est similaire à celui des webcams, sauf qu’ici nous ne recevons que du son et les images sont absentes.




(suite du chapitre tuner)


Le dispositif Locustream a permis de développer plusieurs pratiques successives ou simultanées, menées par les membres du laboratoire et par les streameurs :



1/ celles de la captation microphonique qui est bien entendu en relation directe avec celles de la prise de son, sauf qu’ici l’objectif de celle-ci n’est pas l’enregistrement direct dans l’environnement du « preneur de son », mais simplement de proposer une « fenêtre sonore », une sélection ou un cadrage sonore dans son environnement. Le dispositif technique de captation est le même que celui d’un enregistrement, sauf que celui-ci n’enregistre pas – il s’agit de la même différence qu’il existe entre un camescope et une webcam - . Cette « fenêtre sonore » est encodée numériquement et transmise sur Internet vers le serveur de streaming que nous utilisons (locus.creacast.com) et qui est situé à Paris. En se connectant sur ce serveur, dont la carte est en fait l’interface, nous pouvons écouter chacun de ces streams séparément et donc s’immerger dans chacune de ces fenêtres sonores. Le « preneur de son », dans notre cas nous l’appelons plutôt « streameur », peut modifier à son gré la fenêtre sonore, soit en changeant de place le microphone et en sélectionnant de nouveau dans l’environnement sonore, soit en modifiant acoustiquement et techniquement sur le dispositif du microphone pour amener des qualités différentes de captation du son. Ainsi certains « streameurs » utilisent des paraboles ou des cônes-mégaphones pour mieux sélectionner dans l’environnement des plans sonores distants ou éloignés du point où se trouve le microphone, ou pour jouer avec des filtrages acoustiques en direct. Le choix du type de microphone (cellule électret, dynamique, électrostatique, hydrophone, piézo-électrique, etc.) est aussi une décision importante sur la « couleur » ou le « timbre » de la captation.


(images des micros posés par les streameurs)
(voir aussi les streams ouverts par nicob (Stromboli, Lilas))


2/ Les pratiques d’écoute se sont développées très vite à partir du réseau de microphones ouverts. Ces microphones captant en permanence leur environnement (sous forme de « fenêtres sonores », terme qu’il faudrait mettre en relation avec la notion de « paysage sonore »), l’écoute n’est plus motivée par la présence auditive du moment d’un événement attendu ou préparé ou encore auquel nous serions conviés.

La captation continue de ces environnements sonores crée une « situation d’écoute » dans laquelle nous découvrons au fur et à mesure du flux la vie du lieu avec ses récurrences, ses événements, ses non-événements, ses permanences, etc. L’écoute à distance sans les repères spatiaux et temporels, sans vision et perspective autant spatiale que temporelle, est une situation acousmatique qui pousse l’imaginaire activé par l’écoute à d’une part s’immerger dans les dimensions d’une écoute aveugle (sans prévisibilité), et d’autre part à envisager l’échelle des espaces qui sont captés et la nature des productions sonores (fictions). Cette écoute lorsqu’elle est effectuée sur des haut-parleurs à partir de son ordinateur connecté au projet, permet de superposer la diffusion des sons de ces streams à ceux de son propre espace sonore. Ainsi ce mixage fortuit d’environnements sonores (le distant et le local) produit la rencontre de deux vies « propres » (de deux diégèses) dont les éléments sonores s’entrelacent. Une écoute pratiquée et continuelle provoque une sorte d’appropriation de ce troisième espace sonore créé (les sons distants mêlés aux sons locaux) vers ce qui serait une sorte d’écoute continue, à la fois précise, consciente et distraite : comment ces sons captés dans des lieux distants nous deviennent familiers jusqu’à être perçus comme faisant partie de notre propre environnement ? comment ces écoutes génèrent des imaginaires d’espaces et des fictions sonores ? Nous pourrions à ce titre réinterroger les notions déjà connues de schizophonie et d’acousmatique.

La disponibilité continuelle des microphones ouverts (à partir de la carte SoundMap et des autres interfaces/dispositifs) procure la possibilité d’écouter à tout moment ces environnements distants. Ceci engage de décider de protocoles d’écoute puisqu’il est impossible de tout écouter tout le temps, en continu et en recevant simultanément toutes les captations microphoniques (ceci est possible techniquement mais pas humainement). Il s’agit donc de décider de ses moments d’écoute selon soit son gré, soit sa disponibilité, mais aussi selon certaines règles qu’il est possible de mettre en place. Ces règles permettent de contrôler ses expériences d’écoute pour comprendre la variations d’un stream (sur une journée, ou à la même heure chaque jour et sur une même durée d’écoute, etc.), et la variété des streams (écouter sur une heure les streams successivement, écouter un stream chaque jour, etc.).


3/ à faire chapitre sur le descriptif de la SoundMap



(suite chapitre sur développements de l'équipe)





brouillons-notes-extraits



• Evolution de la carte (les différents modèles)
• les protocoles d’inscription sur la carte (img, lieu, rollover, popup)
• comparaison avec d’autres soundmaps
• le développement entre ouverture d’un micro ouvert et présence sur la carte (message envoyé à Stéphane et Jean-Louis)
• descriptif du fonctionnement PHP (copies d’écran)
• At one point it seemed necessary to provide the "streamers" (as we have come to call the musicians and artists who've responded to our call) with the possibility to access the streams themselves, not only to hear their own stream but also those provided by other people. Our website now offers an animated map which shows the location of all the streams and indicates those which are currently active with a blinking light. By clicking on a chosen location one can directly listen to the OGG Vorbis stream in a browser.
• Comparaison avec des projets existants de soundmaps




Locustream Soundmap est la carte audio-géographique d’écoute des streams émis par le projet de micros ouverts autour du globe. Cette carte est une interface en ligne accessible sur le site internet de Locus Sonus (http://locusonus.org/). Elle fait partie des différentes interfaces qui ont été développées à partir du dispositif de micros ouverts Locustream.

La carte sert d’interface sur Internet pour d’une part avoir une réprésentation (géo-)graphique du réseau de microphones ouverts, et d’autre part pour écouter en direct les captations sonores faites par ces microphones posés dans les différents environnements et lieux disséminés. Il ne s’agit pas d’écouter en différé des enregistrements réalisés dans les différents lieux repérés sur la carte et qui seraient disponibles en lecture et en téléchargement, mais il s’agit bien d’écouter les environnements en direct et en simultané. Le principe est similaire à celui des webcams, sauf qu’ici nous ne recevons que du son et les images sont absentes – un autre terme utilisé pour les microphones ouverts est webmikes -.

La carte utilisée pour le projet est une carte satellitaire mise à jour automatiquement présentant les variations continues jour/nuit et les mouvements atmosphériques des nuages, à laquelle nous intégrons, via des scripts programmés en PHP et faisant appel à une base de données actualisée et évolutive, la réprésentation dynamique des localisations des microphones et des informations sur ces emplacements et sur la mise en place réalisée par le collaborateur ou la collaboratrice.

Chaque point d’émission de stream est informé : description du stream, images du dispositif, informations sur la localisation et l’auteur du stream.
Le développement actuel recherche à automatiser intégralement l’ouverture des streams, leur repérage sur la carte (soundmap) et leur écoute à partir du site Internet, afin de permettre le développement plus actif et ouvert du projet.




Collaborations :
Réseaux : Creacast, ENSA Villa Arson Nice, nujus.net NYC, The Thing Inc. NYC
Développements : Stéphane Cousot (PHP, mySQL), Jean-Louis Paquelin (serveurs)