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''résumé :
Locustream Tuner
L'installation Locustream Tuner relie des paysages sonores en offrant des points d'écoute à l'image de point de vue.
Locustream Tuner est constitué d'un fil tendu dans l'espace, sur lequel une balle est mobile;
la position de celle-ci sur la corde détermine la diffusion d'un stream (captation sonore) transmis par un micro placé dans un lieu distant.
Le dispositif permet une écoute successive de l'ensemble des streams disponibles en direct à partir de la multiplicité des micros ouverts placés aux quatre coins du globe par de nombreux complices qui participent au projet Locustream.''


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(suite du chapitre micros ouverts)

l’espace (voir plus loin Locustream Tuner) à partir desquels par des contrôles de toucher nous tentions de contrôler l’écoute et le traitement de streams émis. Entre-temps, le laboratoire avait installé un nouveau stream sur la jetée du Port Autonome de Marseille - installé par Lydwine van Der Hulst et Peter Sinclair dans le logement d’Harmut Bosbach - dont la situation exceptionnelle a permis (et permet toujours puisque le stream est depuis actif et maintenu) une captation sonore de la mer en activité au bout de cette jetée. Par ailleurs, profitant de notre relation de collaboration dans le cadre d’un programme d’échanges avec la School of the Art Institute of Chicago (SAIC), nous leur avions proposé d’ouvrir un stream dans leur bâtiment placé en plein centre ville, ce que nos collaborateurs chicagoans ont volontiers mis en place. Nous disposions donc lors de cet événement de 3 streams : Cap15 Marseille, Port Marseille et Chicago (SAIC).
Pour expérimenter cette première configuration et de commencer à évaluer les différentes échelles de jeu et d’interprétation que nous pouvions à présent lancer pour tester des matériaux sonores permanents streamés, nous avons présenté une installation / performance en avril 2006 lors du second symposium Locus Sonus, intitulé Audio Geo, et qui s’est tenu à la Villa Arson. Nous avons commencé à travailler sur un dispositif spatial d’installation à partir de fils métalliques tendus dans l’espace (voir plus loin Locustream Tuner) à partir desquels par des contrôles de toucher nous tentions de contrôler l’écoute et le traitement de streams émis. Entre-temps, le laboratoire avait installé un nouveau stream sur la jetée du Port Autonome de Marseille - installé par Lydwine van Der Hulst et Peter Sinclair dans le logement d’Harmut Bosbach - dont la situation exceptionnelle a permis (et permet toujours puisque le stream est depuis actif et maintenu) une captation sonore de la mer en activité au bout de cette jetée. Par ailleurs, profitant de notre relation de collaboration dans le cadre d’un programme d’échanges avec la School of the Art Institute of Chicago (SAIC), nous leur avions proposé d’ouvrir un stream dans leur bâtiment placé en plein centre ville, ce que nos collaborateurs chicagoans ont volontiers mis en place. Nous disposions donc lors de cet événement de 3 streams : Cap15 Marseille, Port Marseille et Chicago (SAIC).

L’événement suivant, en juin 2006, avec la présentation de la suite de cette installation / performance lors de la Fête de la Jetée à Cap15 à Marseille, nous a permis de solliciter l’ouverture d’un quatrième stream, celui-ci à Paris dans l’Ile Saint-Louis et mis en place par un collaborateur d’Esther Salmona, Bruno Labouré. Étant un acteur de la radio, Bruno Labouré a proposé en liaison avec les pistes de recherche d’Esther Salmona au sujet de l’ « incorporation » possible des systèmes que nous commencions à développer, d’apporter une dimension « commentée » en direct et en surimpression de la captation simultanée de son stream (travail qui avait été lancée précédemment par Esther lors de l’événement du mois d’avril par l’initiation d’un jeu performatif avec la voix en utilisant un micro H-F qui lui donnait la possibilité de contrôler l’émission de ses sons, de sa voix, sur des parcours dans des espaces extérieurs à celui de l’installation). Cette dimension a permis également de pouvoir mettre en interaction des processus de performance (sur place avec l’installation et à distance, ou en retour, ou en feedback, avec la performance vocale quasi-radiophonique) et de construire des éléments narratifs et fictifs. Le jeu avec la voix (commentaire, narrative, joueuse) a permis d’introduire une couche ou strate sonore nouvelle et possible dans la nature d’un stream : l’introduction de la voix comme matériau et comme porteuse d’une autre distance (en plus de celle de la présence humaine), celle d’écarts sémantiques entre la captation brute microphonique et des « commentaires » ou « fictions » qui peuvent orienter, modifier et « colorer » en simultané la captation.


(images, 3 illustrations flyer cap15)



Nous avons donc pu durant ces 6 premiers mois expérimenter sur différentes natures de stream, sans toutefois nous arrêter sur des choix exclusifs sur celles-ci. Par contre ces expérimentations nous ont montré d’une part la variété possible de ces natures de stream (sans en avoir mesuré l’exhaustivité bien entendu) et d’autre part que le protocole du micro ouvert brut était celui qui était le plus clair et le plus à même d’apporter au projet le maximum de potentiel « contrôlé ».

L’idée a donc germé d’ouvrir ce protocole à un « réseau » de streameurs, en lançant un appel à contributions en juillet 2006 pour ouvrir des micros ouverts en ligne. La décision de lancer cet appel provenait également de la proposition que nous avions de faire deux installations et performances aux USA au mois d’août, ce qui était propice pour avancer dans le projet artistique notamment sur la partie des ressources de streams. Nous avons mené cet appel d’une manière assez discrète en contactant surtout des artistes et des chercheurs que nous savions disposés à participer à ce type de projet et qui pouvaient être facilement autonomes pour réussir techniquement et rapidement la mise en place d’un stream audio. Nous avions donc établis chacun une liste de contacts potentiels que nous savions disposés à travailler avec nous sur cette expérimentation. La limite d’accès au serveur de streaming était aussi une contrainte, nous ne pouvions avoir que 15 streams possibles en simultané. Au-delà de ce nombre, le provider, qui déjà nous fournissait la bande passante nécessaire pour la configuration initiale, demandait un coût d’abonnement supplémentaire. Les contacts établis avec un premier « groupe » de streamers (en fin de compte les contacts se sont déroulés un par un en fonction de nos connaissances, donc des artistes et des chercheurs que nous connaissions) se sont ouverts aussi à d’autres contacts que nous ont fournis certains d’entre eux (relais de contacts). Une partie assez faible de ceux-ci provenaient de la liste de diffusion PureData, qui rassemblent des artistes et des développeurs sur ce logiciel libre, et sur laquelle nous avions envoyé l’appel à contributions. Donc quelques-uns d’entre eux nous étaient inconnus mais avaient délibérément proposer de participer.


http://nujus.net/~locusonus/site/live/2006usa/2006usacallfr.html

(image; appel à participation juillet 2006)


Nous avions pu jouer avec une dizaine de streams durant la réalisation et la présentation des installations et des performances au Festival DigIt et au DVAA Delaware Valley Arts Alliance (Pennsylvanie), ainsi qu’à la River Fawn Gallery à Manhattan.
Le réseau de micros ouverts continue de se développer permettant d’alimenter les projets d’installations, de performances et d’interfaces en ligne que nous élaborons en poursuivant les expérimentations sur les questions d’espaces et de réseau au travers des dimensions et pratiques sonores. Locustream s’ouvre aussi à d’autres propositions, d’interfaces, de systèmes et de projets, amenées par certains des « streameurs » qui sollicitent Locus Sonus pour « jouer » avec les streams des micros ouverts et pour utiliser ces flux sonores bruts (comme au centre de recherche SARC à Belfast, ou le projet d’installation sonore de Cédric Maridet réalisée à Hong-Kong en juin 2007).

Voici la liste actuelle des contributeurs et complices du projet Locustream, qui maintiennent un micro ouvert de manière continue ou temporaire :

00130Gallery Helsinki (Juan Kasari), Apo33 Nantes, Harmut Bosbach, Cap15 Marseille, CRISAP Creative Research into Sound Art Practices / University of the Arts London (Angus Carlyle, Michael Wright), Paul Demarinis (Stanford University), Karen Dermineur, Björn Eriksson, John Klima, Jason Nanna, Marc McNulty, NOTAM Norsk nettverk for Teknologi Akustikk og Musikk Oslo (Risto Holopainen), Ragnar H. Olafsson, SAIC School of the Art Institute of Chicago (Peter Gena, Robb Drinkwater), SARC Sonic Art Research Center Belfast (Alain Renaud), Hans-Christof Steiner (Polytechnic University, NYC), Timothy Nohe (Wollongong University Sydney, University of Baltimore), Koray Tahiroglu (Istanbul, Media Lab UIHA Helsinki), Daniel Schorno (STEIM Amsterdam), Dan Overholt (UCSB Santa Barbara), Cédric Maridet, Brett Ian Balogh, Raphaele Shirley (PAM), Avatar Québec (Jocelyn Robert, Meriol Lehmann), ...

Les participations au projet sont pour la plupart à la fois des initiatives individuelles et des initiatives d’autres structures de recherche (SAIC, SARC, NOTAM, CRiSAP, STEIM, etc.). Ceci ouvre tout un volet de collaborations internationales à propos de l’ouverture de projets et d’interfaces qui sont reliées à Locustream et à propos de l’évolution du projet même (voir plus loin les perspectives liées au développement d’une streambox). Ce projet de recherche trouve donc des ramifications et des extensions susceptibles d’ouvrir de nouvelles expérimentations menées par ces laboratoires, que celles-ci soient d’ordre artistique ou d’ordre d’applications liées à des recherches qui sont pour nous « externes » mais qui alimentent et renvoient des feedbacks vers nos propres expérimentations.
Une liste de diffusion a été lancée en octobre dernier pour pouvoir échanger sur les potentiels du projet et suivre l’évolution du projet au niveau technique et au niveau des écoutes des streams. Les nouveaux streameurs sont conviés à y s’inscrire pour bénéficier d’une part d’une aide en ligne pour les ouvertures et les maintenances des streams et d’autre part des expériences de chacun et être tenu au courant des informations relatives au projet.

Par ailleurs, nous avons fait migrer l’environnement serveur Icecast sur un nouveau serveur en avril 2007. La société Creacast.com, par l’entremise de Gilles Misslin, nous offre grâcieusement l’hébergement de cet environnement avec un bande passante très généreuse qui nous permet à ce jour de pouvoir ouvrir 100 streams simultanés.
Avec cette nouvelle configuration le laboratoire va pouvoir d’une part optimiser le fonctionnement technique du projet, en automatisant complètement l’ouverture des streams et la connexion avec la carte interactive en ligne (voir plus loin Locustream SoundMap) et les autres dispositifs, et d’autre part continuer l’ouverture de nouveaux micros ouverts autour de la planète. Ce réseau de microphones et de collaborateurs continuera donc de s’étendre dans les mois à venir.



(suite chapitre soundmap)




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!!brouillons-notes-extraits

L'installation Locustream Tuner est un dispositif automatisé contrôlable par le public permettant d’écouter successivement l'ensemble des streams disponibles en direct à partir de la multiplicité des micros ouverts du dispositif Locustream.

La version actuelle de l'installation Locustream Tuner utilisée pour présenter le projet des streams dans des espaces publics d'exposition consiste en une paire de fils de fer tendus de part et d'autre de l'espace d'exposition, et sur lesquels une petite balle est enfilée. La position de la balle peut être modifiée par le public en la faisant coulisser comme un tuner d’appareil radio : une promenade audio durant laquelle les auditeurs glissent la balle/interface sur le fil tendu en traversant les environnements sonores distants soit pour choisir l’écoute d’un stream en particulier soit pour jouer en écoutant les passages d’un stream à un autre (d’un lieu à un autre).

De multiples haut-parleurs permettant la spatialisation du son des streams reçus par l’interface diffusent dans l’espace où se trouve l’installation. La spatialisation programmée sur l’installation permet que chaque nouvelle source audio émane d'une nouvelle position ou configuration de haut-parleurs dans l'espace local.
Diffusés dans l'espace, les paysages sonores se succèdent et nous écoutons les mouvements et états non intentionnels du bruissement du monde distant.

Afin de permettre à ce dispositif de fonctionner efficacement nous avons été obligé d’incorporer un système programmé pour interroger notre serveur et de remettre à jour continuellement la liste de streams à écouter et qui sont répartis proportionnellement sur la longueur de la corde (les streams sont volatiles car les personnes qui les maintiennent s'absentent de temps à autre ou utilisent leur ordinateur pour autre chose, ou encore parce qu’un des ordinateurs qui émet un stream plante). Appareil d'écoute, le dispositif scanne les flux sonores présents tout en se réactualisant automatiquement.

Cette même liste est utilisée pour donner un retour visuel à l'intérieur de l'exposition en projetant, en analogie avec la diffusion sonore, les noms des lieux d'où provient le son.

Le développement de cette interface d'écoute est passé par plusieurs étapes: Dans une première version, faisant référence aux travaux d’Alvin Lucier, des fils résonants, un par stream, permettaient de modifier les qualités acoustiques de la source audio (issue du stream) en effleurant les cordes avec les doigts dans une situation de performance. Nous avons ensuite cherché le moyen de mesurer la position de l'intervenant sur la corde, ce qui nous à amené à employer un fil spécialisé (fil résistif) dont la mesure de la résistance électrique permet d'obtenir une échelle précise et ainsi de récupérer la position de la balle sur la longueur du fil.

En dehors de l'utilisation simple de ce dispositif dans le cadre de l'installation décrit ci-dessus nous le portons actuellement vers un statut d'instrument relativement sophistiqué qui permet à un musicien/performeur de capturer et manipuler des échantillons sonores provenant des streams en temps réel. Ce développement est mené actuellement en collaboration avec le centre de recherche STEIM à Amsterdam, spécialisé dans le domaine des interfaces physiques pour instruments informatiques.


Un autre projet sur lequel nous travaillons actuellement, propose de « robotiser » la balle sur le fil afin qu’en l'absence d'intervention humaine, la balle puisse continuer à parcourir le fil d'un bout à l'autre en « scannant » successivement et automatiquement les lieux sonores.

(insérer images de l'installation Tuner à différentes étapes du projet)


Collaborations :
Réseaux : Creacast, ENSA Villa Arson Nice, nujus.net NYC, The Thing Inc. NYC
Développements : Stéphane Cousot (PHP, mySQL), Jean-Louis Paquelin (serveurs)
Interfaces physiques de performance : STEIM Amsterdam


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