DAP-rapport1.2.1.1 - Wikidolist

Dernière modification : 2008/03/11 01:26

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(à compléter et développer : qualité sonore des streams, ogg mono96kb → raw audio ou stéréo 128kb)


avec exemple de projets antérieurs de streaming ou multiplex en réseau


voir aussi perspectives évoquées dans la conclusion - labo mars08 sur locustream
 




étude sur les micros ouverts (jérôme)



1/ La variété des écoutes est liée à la variété des lieux : non seulement à propos de la dissémination un peu erratique de ces lieux sur le globe qui est en quelque sorte déduite des relations entre les personnes qui décident d’être des « streameurs », mais aussi en ce qui concerne les localisations et les placements des microphones au sein de ces mêmes lieux. Le dispositif technique de l’émission d’un stream détermine des périmètres de captation : périmètre de la connexion internet (wireless ou ethernet) et périmètre de la connectique entre l’ordinateur et le microphone (connectique le plus souvent filaire). Ce dernier est assez déterminant puisqu’il est conditionné par la sécurisation et la maintenance de l’ordinateur. Il est en effet difficile d’envisager que l’ordinateur soit déposé « en plein air » dans l’espace public, alors que les solutions pour placer les microphones sont toujours assez astucieuses pour d’une part proposer une « fenêtre sonore » singulière et d’autre part pour rendre discrète la présence du capteur. Lors des premières poses de microphones ouverts, la catégorie « micro sur le bord d’une fenêtre » a prédominé puis a laissé la place peu à peu à des solutions plus élaborées.

Bords de fenêtre : Chicago (SAIC), Boston, Belfast, Port Marseille, Dakar, Wollongong Sydney, Oslo (NOTAM), New-York (J.Klima), London
Bords de porte : Santa-Barbara USA
Jardins : Glenview Chicago, Stanford USA, Sollefteå Suède (sous toit)
Intérieurs : Sollefteå Suède (en alternance), Reykjavik (cuisine), New-York (poly.edu, H –C.Steiner, hall d’université)
Bouche d’aération : Cap15 Marseille
Espaces publics : Hong-Kong (sur portant), Amsterdam (sur hampe de drapeau)
Hydrophone : New-York (dans un bocal sur le bord d’une fenêtre, R.Shirley)


(suite d'images des microphones)



Les streams utilisent pour l’instant une captation par micro unique. Un seul stream jusqu’à présent a utilisé un mixage de plusieurs micros simultanés :

(suite d'images de microphones placés en intérieur sur la captation d'événements simultanés : Nantes)

(Ajouter exemple Avatar Québec (juin 2007) (curieux il est aussi histoire d’évier))



2/ Les captations microphoniques sont transmises brut, sans aucun effet ou traitement, sauf celui d’apporter des corrections à l’aide d’un équaliseur (filtrages de zones de fréquences non-désirées comme par exemple des buzz, des drones graves trop présents, souffle dû au micro, etc.). Plusieurs tests de traitements du son ont été réalisés sur le premier stream que Locus Sonus a expérimenté (Cap15 Marseille) afin d’évaluer l’impact d’une part sur l’écoute et le suivi continu d’un stream et d’autre part sur l’intérêt de proposer des modules de traitement à l’intérieur du patch de streaming que nous allions transmettre aux streameurs. Le traitement qui a suscité le plus notre intérêt était la modification de la linéarité du flux sonore capté par le microphone. Le traitement apporté au patch d’émission permettait en premier lieu de ne garder que les plages sonores qui ne dépassaient qu’un certain seuil d’amplitude (de niveau sonore), de les enregistrer (en les stockant sur l’ordinateur en ne gardant à chaque fois qu’un nombre déterminé, les plages suivantes enregistrées remplaçant les plus anciennes) et ensuite de les lire les unes après les autres. En second lieu, le patch streamait le résultat de cette playlist, comme une sorte de best-of de la captation microphonique du lieu. Les plages sonores de faible amplitude, les plus silencieuses et donc celles qui ne captaient que des événements à peine audible ou distants (qualifiés par cette technique de non-événements), n’étaient pas enregistrées et n’étaient pas présentes dans le flux envoyé en streaming. Ce traitement malgré son intérêt a été abandonné pour les microphones ouverts afin de garder un protocole clair et simple de transmission brute des sons et des environnements captés (son application a ensuite été projetée dans la réalisation du microphone parabolique sans fil et à contrôle, Wireless Parabolic Mike, où il trouve mieux sa place, avec d’autres contrôles et traitements du son en direct, via les applications LiSa et PureData).



3/ Au sujet des localisations géographiques des micros, nous pouvons constater, en nous aidant de la carte Locustream SoundMap (décrite dans le projet suivant) que celles-ci dessinent une sorte d’arc (dû à la convention graphique de la mappemonde) partant de la Californie, vers le centre-Nord des USA, puis l’Europe (via l’Islande), le Sud asiatique (Hong-Kong) et finissant en Australie. Les concentrations sont plutôt nord-américaines (Chicago, New-York, Boston) et européennes (Grande-Bretagne, France, Pays-Bas, pays nordiques). Un seul point excentré pour l’instant par rapport à cet arc (hormis les extrémités : la Californie et l’Australie) : Dakar au Sénégal. Cette construction géographique des localisations des micros ouverts correspond dans cette première étape du projet à la construction humaine du projet par contacts successifs en proximité à partir d’un centre qui est Locus Sonus (les membres du laboratoire). Cette période de construction du projet Locustream sur la première année a été prudente à propos de l’ouverture et de l’accès au dispositif Locustream (même si un appel à contributions a été lancé en juillet 2006 de manière discrète) afin de bien tester le dispositif général (machines personnelles, patch, server, soundmap, etc.) et de le configurer de manière optimum et juste par rapport aux protocoles que nous avons ajustés tout au long du développement.


(image, carte avec arc graphique des positions des microphones ouverts)



4/ Les zones urbaines et semi-urbaines sont largement représentées (les villes : Amsterdam, New-York, Chicago, Oslo, London, Hong-Kong, etc.) par les environnements de circulation et de bruits de moteurs, ensuite les périphéries proches des habitations (Sollefteå, Cap15, Chicago Glenview, Wollongong, Stanford) relèvent plus les animations sonores animales et d’activités humaines que l’on retrouve dans les streams émis à partir de lieux fermés (Sollefteå, Reykjavik), et finalement encore très peu offrent encore une captation sonore hors-urbanité (Marseille : le bruit de la mer sur la jetée). Ceci semble principalement dû à la remarque précédente à propos du dispositif technique encore très dépendant du périmètre humain : connexion internet (filaire ou sans-fil), ordinateur (logiciel PureData) avec ou sans carte audio externe (convertisseur audio-numérique) à laquelle est reliée le microphone (longueur du fil), haut-parleurs ou casque de contrôle (optionnels), alimentation électrique.


(image, centrales locales d'émission des streams, Solleftea, Wollongong, etc.)



5/ Quant aux questions de l’exotisme et du paysagisme (voire du Weltlandschaft, paysage du monde) qui peuvent transparaître au travers du projet Locustream et des écoutes des streams provenant de localisations éloignées via les micros ouverts, celles-ci sont sans doute à étudier de manière plus approfondie dans une dimension historique, mais elles ne nous semblent pas faire obstruction à des notions aussi très importantes dans le dispositif liées à la socialité, à la télé-perception et à certaines formes d’écologie. L’exotisme qui peut être perçu dans certains streams est relatif (il est dû au fait d’être un auditeur étranger aux lieux captés) et doit être lié aux animations sonores qui nous semblent particulières (déjà imagées, comme par exemple les oiseaux exotiques de Wollongong, ou les cris des ratons-laveurs à Stanford) ou qui correspondent à des événements rares (comme par exemple les cigales à Chicago cette année).



The setting has a rural feeling despite being surrounded by urban/suburban development. There is abundant wildlife - (mocking) birds, squirrels, raccoons, skunks (chasing over the rooftops), occasional coyotes and mountain lions, people - grad students & faculty in art, internet personnel (the main center for campus internet is about 50 ft from the mic and this may account for some of the electrical noise) and traffic - cars & large trucks, airplanes, often medical emergency helicopters going to stanford hospital. Right across the street is the site where Edward Muybridge made his historic time motion studies of horses galloping. (Paul Demarinis, Stanford CA)

I've just sent up a stream from my shed window in Glenview, IL. (17yr_cicadas.ogg) The sound is of the 17 year Cicadas (Cigales), which are beginning to reach their full mating chants. There is a deeper rumble in the background (from miles of wooded areas) and the more local hiss from those nearby. The next brood like this won't occur in the Chicago area until 2024! (Peter Gena)

A parabolic microphone has been cable-tied to a drain pipe outside my studio window at the University of Wollongong. Buses, cicadas, theatre majors, and Galahs (Eolophus roseicapillus) may be heard with some frequency. (Timothy Nohe, Wollongong Sydney)




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