http://locusonus.org/
 
locus sonus > recherche
 
 
 http://locusonus.org/
 contact: info (at) locusonus.org

|2004|2005|2006|2007|2008|2009|

menu recherche :
  contrat DAP - Audio/Espaces/Réseaux - (2005/2006) 
  contrat FACE - current technological research in sound, immersive environments, telecommunications, kinetic art and robotics - (2005/2008) 
  contrat DAP - Audio Sites - (2006/2007) 
  contrat CNRS/DAP - Audio Extranautes - (2007/2008) 
  contrat ANR - Art Sonore, Ambiances urbaines, prise de Place Publique - (2008/2011) 
  contrat CNRS - Audio Urbain et Étendu - (2008/2009) 
  contrat PUF - TransatLab Research: Actual/Virtual Sound, Space and Objects - (2008/2011) 
rapports :
  2005/2007 -
Audio Geo / Audio Sites (DAP 2008) 

menu symposiums :
11/2005 - Symposium 1 - Audio/Espaces/Réseaux 
04/2006 - Symposium 2 - Audio Geo 
11/2006 - Symposium 3 - Audio Sites 
12/2007 - Symposium 4 - Audio Extranautes 



locusonus
 Locus Sonus WiKiLab 
• Liste des articles / Pages List
 Derniers articles publiés / Recent posts :
• step motors - 05/01/2009
• networked sonic spaces - 05/11/2008
• NMT - 05/11/2008
• Locustream pre-streambox - 02/11/2008
• Locustream Streambox - 02/11/2008
• Glossary - 02/11/2008
• Accueil - 02/11/2008
• Tardis - 02/11/2008
• son et cinema - 02/11/2008
• sl screenshots - 02/11/2008
• Francis Bacon - 02/11/2008
• Linux Audio Conference - 02/11/2008
• sl tracking - 02/11/2008
• microphones - 02/11/2008
• Workshop ESBAM2008 - 02/11/2008

 


2005/2006 - contrat de recherche

Programme Crédits-Recherche (DAP)
(appel à projets n_4)



Objet de la recherche

AUDIO / ESPACES / RÉSEAUX
TERRITOIRES ÉLECTRONIQUES DE LA CRÉATION PLASTIQUE SONORE.


Dossier de demande / Application

dossier pdf
Rapport intermédiaire

dossier pdf Rapport de recherche (en cours) / Report (in progress)

dossier pdf

  • AUDIO EN ESPACE
    Dans le champ des pratiques audio, la notion d'espace a permis de problématiser les pratiques d'installation sous des formes modulaires et interactives dont une des références principales et historiques reste Rain Forest de David Tudor. La mise en espace et l'espace pris comme paradigme plastique "augmenté" par le son ont permis de redéfinir l'écoute du spectateur à mi-chemin entre l'exposition et le spectacle, et entre la sculpture/installation et le dispositif. Les objets articulés dans ces pratiques de l'espace prennent naissance dans un développement en mutation permanente de l'espace architectural/sonore, alimenté par les ressources issues de l'interactivité et de la spatialisation.

  • AUDIO EN RÉSEAU
    Cet axe de recherche développe des expérimentations sur les conditions de développement et de réalisation des formes et des environnements et des dispositifs en réseau, qui se trouvent être collectifs et partagés, par le fait que les espaces reliés sont distants et combinent l'interaction et/ou la transmission en direct de différents lieux. En effet, dans des dispositifs alliant la production et la diffusion audio, de nombreuses initiatives sont développées depuis plusieurs années par les artistes en associant les moyens électroniques, informatiques et télématiques : collectifs de jeu et d'échanges (sous forme d'événements, d'installations ou de publications évolutives), projets basés sur la participation, dispositifs de streaming (émissions en continu de flux audio - ou video ou de données - de point à point et disponibles à l'écoute en se connectant sur une adresse déterminée), projets de téléchargements et de dépôts évolutifs (repositoires), dispositifs interactifs ou conditionnés par l'actualisation de données et d'éléments externes, etc.

  • TERRITOIRES / TOPIES ET PRATIQUES NUMÉRIQUE / PRATIQUES SOCIALES
    Par l'expérimentation artistique et la généralisation de l'Internet, les technologies numériques interrogent régulièrement le rapport de l'individu à la société. En tant que support permettant le développement de nouveaux horizons de production, de communication, de création et d'action, elles posent aussi la question de leur inscription territoriale. Dès lors, comment les technologies numériques abordent la relation de ces trois notions: individu, société et territoire?




Contexte

Les territoires investis et interrogés par le laboratoire prennent en compte la richesse des aventures des pratiques du son tout au long de la période du Xxième siècle jusqu'à aujourd'hui. Ces évolutions récentes croisent les domaines de la musique et des arts plastiques (dans leurs explorations les plus expérimentales) sans que s'établissent des frontières stables ou des catégories historiques inamovibles. De plus en plus d'expositions ont proposé depuis la fin des années 70 l'expérience publique des paradigmes du son ; en décrire aujourd'hui une chronologie peut permettre de déceler, au travers des titres et génériques de ces expositions, les points d'accroche et d'interrogation des pratiques plastiques (voir annexe 1 : Chronologie des expositions art sonore 1966-2004).

Les expériences du son sont non seulement génériques de l'expansion des matériaux en arts plastiques au XX siècle, mais elles sont aussi indicatives de la modification des contextes de la création et de la porosité de celle-ci à ces contextes. Les modes d'appropriation artistique dépassent les moyens eux-mêmes et les techniques en tant que telles pour atteindre des questionnements de formes, d'écritures, de compositions, de processus et de gestes qui posent des écarts critiques. Ces explorations semblent toujours marquées, au vu des positionnements des expositions qui en témoignent, par les pratiques héritées des avant-gardes historiques lesquelles du Bauhaus au Black Mountain College en passant l'E.A.T. (Experiments in Arts and Technology), envisageaient l'élaboration artistique en prise avec ses dehors et impliquent des dimensions publiques qui problématisent à; la fois la provenance, la destination et l'adresse de la production artistique.

L'École Supérieure d'Art d'Aix en Provence et l'École Nationale Supérieure de Nice Villa Arson explorent dans le champ croisé de l'art, des sciences et de la technologie, les possibilités qu'offre la création sonore, qu'elles soient de nature autonome, qu'elles engagent des opérabilités transdisciplinaires, ou qu'elles soient interactives dans des dispositifs physiques ou virtuels. L'exploration de la création en réseau sur les supports télématiques et dans le cadre d'environnements partagés et collectifs donne au son et à la recherche audio un caractère prospectif et inédit sollicitant le développement de diffusion artistique.

Nous disons ici "audio" car l'expression couramment acceptée "art du son" ou "art sonore" (sound art), outre son renvoi à des considérations historiques ou matériologiques, semble appeler l'instauration d'un genre artistique, alors qu'il nous apparaît plus juste de discerner les articulations et les identifications des problématiques liées aux pratiques de production, de restitution et de diffusion sonores comme des problématiques générales de l'art, surtout dans notre contexte actuel et rapidement évolutif de l'hypermédiatisation. Ces articulations et ces identifications (et par là leurs singularités) pourraient proposer des outils et des objets, à la fois théoriques et expérimentaux, pour mieux appréhender la place de l'art dans cette hypermédiatisation et vice-versa. Pour préciser, l'adoption du terme "audio" (art audio) que nous distinguons permet une connexion avec une autre adoption latine avec "video" ; tous deux engagent une approche plus élargie vis-à-vis du medium et des techniques associées à celui-ci - audio (j'entends) et video (je vois) – qui implique des investigations offrant des problématiques et des pratiques englobant les modes de perception, de fabrication, de représentation et de "compréhension" de la nature (ici acoustique) du medium.

Objet

La création sonore a accompagné depuis plusieurs décennies l'essor des technologies en sciences comme en art en anticipant ou en détournant des usages et en énonçant des perspectives favorisant des pratiques émergentes expérimentales. Celles-ci ont continuellement requestionné et enrichi les formes de réprésentation telles que l'exposition et l'événement public.
La question aujourd'hui que nous souhaitons soutenir serait de voir en quoi les pratiques sonores et audio deviennent un territoire de recherches et d'innovations en art permettant de déterminer des spécificités propres et des enjeux définis, tout en favorisant des dialogues et des échanges entre des domaines de pratiques et des manières de faire. Nous voudrions établir un champ de recherche, d'expérimentation et d'évaluation sous la forme d'un séminaire engageant des présentations et des expérimentations afin d'identifier les émergences significatives et de proposer un espace de développement de celles-ci.
Tout en considérant que les pratiques sonores et audio ont toujours marqué historiquement des positionnements artistiques radicaux, critiques et novateurs à propos des modalités des pratiques d'exposition et des formes événementielles spectaculaires, il nous semble essentiel d'investir à nouveau de manière théorique et expérimentale un espace d'évaluation et de valorisation des pratiques de production et de monstration liées à ce champ singulier.
Les solutions et les inventions abordées par ces pratiques ont permis le développement d'outils et d'organologies dont les spécificités et les singularités sont liées à des aspects polymorphes, mobiles et modulaires permettant à la fois une ouverture sur l'articulation avec d'autres mediums (medias) et une réflexion originale sur les possibilités de traitement et d'enrichissement de l'espace (plastique) ainsi que sur les perspectives de modes de production et de diffusion liés aux environnements (dispositifs) en réseau.

Ainsi nous proposons d'articuler ce séminaire sur 2 axes principaux complétés par un troisième axe transversal .

  • AUDIO EN ESPACE
    Dans le champ des pratiques audio, la notion d'espace a permis de problématiser les pratiques d'installation sous des formes modulaires et interactives dont une des références principales et historiques reste Rain Forest de David Tudor. La mise en espace et l'espace pris comme paradigme plastique "augmenté" par le son ont permis de redéfinir l'écoute du spectateur à mi-chemin entre l'exposition et le spectacle, et entre la sculpture/installation et le dispositif. Les objets articulés dans ces pratiques de l'espace prennent naissance dans un développement en mutation permanente de l'espace architectural/sonore, alimenté par les ressources issues de l'interactivité et de la spatialisation.

  • AUDIO EN RÉSEAU
    Cet axe de recherche développe des expérimentations sur les conditions de développement et de réalisation des formes et des environnements et des dispositifs en réseau, qui se trouvent être collectifs et partagés, par le fait que les espaces reliés sont distants et combinent l'interaction et/ou la transmission en direct de différents lieux. En effet, dans des dispositifs alliant la production et la diffusion audio, de nombreuses initiatives sont développées depuis plusieurs années par les artistes en associant les moyens électroniques, informatiques et télématiques : collectifs de jeu et d'échanges (sous forme d'événements, d'installations ou de publications évolutives), projets basés sur la participation, dispositifs de streaming (émissions en continu de flux audio - ou video ou de données - de point à point et disponibles à l'écoute en se connectant sur une adresse déterminée), projets de téléchargements et de dépôts évolutifs (repositoires), dispositifs interactifs ou conditionnés par l'actualisation de données et d'éléments externes, etc.

  • TERRITOIRES / TOPIES ET PRATIQUES NUMÉRIQUE / PRATIQUES SOCIALES
    Par l'expérimentation artistique et la généralisation de l'Internet, les technologies numériques interrogent régulièrement le rapport de l'individu à la société. En tant que support permettant le développement de nouveaux horizons de production, de communication, de création et d'action, elles posent aussi la question de leur inscription territoriale. Dès lors, comment les technologies numériques abordent la relation de ces trois notions: individu, société et territoire?
    Tout en menant l'exercice de pointer des effets de "clôture", et en esquissant vers quelques pistes pour excéder ces "clôtures", nous voyons que nous avons d'une part, un terme qui flêche sur l'espace (territoire), et un autre qui, en principe ne prend guère de place, les technologies numériques, qui de leur côté, soit qu'on les définit par leurs effets générateurs de langages expressifs, soit qu'on les situe du côté d'un métalangage qui permet la conversion, la traduction, la "transduction", la circulation, etc.
    Pourquoi ne pas dire "espaces numériques", ou encore "paysages numériques", comme on parle de "paysage audiovisuel", ou encore, "d'arenes numériques"? Ou bien de "plate-formes numériques", de "scènes numériques", ou pourquoi pas de "galaxies numériques", "d'archipels numériques", ou encore de "sphères numériques", de "régions numériques", ou finalement, au plus neutre, "d'aires numériques"?
    Ces vocables de substitution font entendre la connotation spécifique qui s'implique dans le mot territoire, et qui a à voir avec des notions d'emprises, et donc de pouvoir, de "régie", de capacité à régir, si l'on veut, sur une "région". On peut décliner la pertinence qu'il y a à s'interroger sur le numérique comme pouvant faire territoire, de deux manières: une manière interne et une manière externe.
    Une manière interne: "l'aire du numérique", c'est-à-dire la sphère des activités qui impliquent un usage des outils numériques peut être le réceptacle de processus territorialisants pour autant que des acteurs, individuels ou collectifs, se mettent en position d'en maîtriser les ressorts: de se les approprier, en l'occurrence de "faire leurs" ses codes constitutifs, de manière à pouvoir y évoluer "proprement". C'est-à-dire tout autant "correctement" et "en propre". Ensuite ces maîtrises expertes peuvent se ventiler en prétentions de maîtrise dans un champ concurrentiel d'usages.
    Une autre manière de donner sens à - ou de faire saillir le sens qui se trouve implicitement dans - la notion de "territoire du numérique", est une manière externe: l'aire des usages du numérique est susceptible de faire emprise sur d'autres aires d'usages, avec les connotations d'envahissement, de confiscation de prérogatives, de dessaisie des compétences qui vont avec: "le teritoire du numérique vs d'autres territoires".
    Prise au sérieux, elle pose des problèmes: de quels autres territoires parle-t-on? Du territoire de l'analogique? Cela pourrait faire sens et aurait l'avantage d'être précis, mais nous voyons bien que ce serait un sens très limité: la conquête des chasses gardées de l'analogique par les percées du numérique? Il y va de l'emprise croissante, de la "morsure" des territoires électroniques sur nos territoires sociaux. L'usage des technologies numériques, avant que de faire effet sur des territoires, fait plus immédiatement effet sur quelque chose qui n'est pas territorial, et qui est la sphère de production et de circulation des signes, laquelle sphère a pourtant bien sa géographie, peuplée de diverses entités, humaines et non humaines. Des aires, des zones ou bien des "coursives de publication", de "porter à la connaissance" ou à la portée d'un "public", d'une audience, d'une communauté réceptrice. Au rayon des engagements artistiques, il semble que les ressources qu'on dira "a topiques" des nouvelles expressions sont moins recherchées comme un but en soi (s'installer dans des territoires de rechange), mais se travaillent sans arrêt du point de vue de leurs connexions avec d'autres topies, plus ancrées, et sans doute pour les déstabiliser.
    (résumé d'un texte issu d'une communication de Samuel Bordreuil à l'Ecole Supérieure d'Art d'Aix-en-Provence en 2004).



Méthodologie

Séminaire mené durant une année selon un programme de 30 interventions au sein de l'ESA (présentations et expérimentations) et prenant comme support un dispositif de publication en ligne, complété par des publications papier et des présentations publiques.
Ce séminaire constitué d'un cycle de présentations (conférences, présentations, communications, démonstrations et expérimentations) sera ouvert aux étudiants des Ecoles d'Art Françaises et des départements d'Université.

laboratoire universitaire associé: CNRS-MMSH, laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES), Samuel Bordreuil
liens: http://www.imageson.org/    http://www.mmsh.univ-aix.fr/lames/