InTime - An Interactive Timescape
 

 

 

 

2005 Installation vidéo interactive

Projet soutenu par le DICREAM et la SCAM
en partenariat avec Le MAS, le CICV et la Kitchen.

vidéos : [ extrait1 ] [ extrait2 ]

DESCRIPTIF DEVELOPPE DU PROJET
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
PARTENAIRES

 

 

 


présentée lors du festival Arborescence, 2005
Ce que sont les images proposée par Vidéochroniques, 2007
DESCRIPTIF DEVELOPPÉ DU PROJET


"InTime - An interactive Timescape" est une installation vidéo interactive, librement inspirée du livre d'Adolfo Bioy Casares "L'Invention de Morel".
Traitant de la notion de simulacre, ce livre suscite une interrogation sur les paradoxes spatio-temporelles des "univers" propres à chacun. En tant qu'artiste, la lecture de "L'Invention de Morel" a déclenché chez moi, l'envie d'aborder ces réflexions dans une approche plastique par le biais des nouvelles technologies permettant la manipulation des médias en temps réel.
Ainsi, le projet est le "collage temporel" d'un paysage panoramique , composé de 24 écrans, dont l'apparence ou l'état est modifié par la présence d'un ou plusieurs spectateurs et de réfléchir sur la coexistence de nos espaces intimes. Ce principe interactif assure la modification en temps réel par le spectateur des paramètres temporels de chaque écran qui compose le paysage.

DESCRIPTION

Dans un premier temps, en entrant dans la pièce, le public se retrouve face à un dispositif sur lequel est projeté le panoramique du paysage d'un fleuve.
Dans un second temps, en avançant dans l'espace, le spectateur découvre que la composition du panoramique est formée de multiples écrans. A l'intérieur de chaque fenêtre, les séquences juxtaposées les unes aux autres sont filmées de manière indépendante et au fur et à mesure de son déplacement dans l'installation, il perçoit les décalages temporels de chaque "fenêtre".
Enfin, et par un jeu d'interactions spatiales en temps réel, il réalise qu'il modifie les paramètres temporels de chaque écran. Les séquences changent de "rythmes" temporels et recomposent le paysage à l'infini. En s'approchant, les multiples détails de chaque fenêtre deviennent perceptibles et atténuent "le bruissement vibratoire" des images.

Le paysage devenu COLLAGE TEMPOREL forme ainsi une véritable partition à l'intérieur de laquelle le spectateur se glisse et peut questionner la représentation temporelle d'espaces contigus.
Par ce dispositif proposé, "InTime" confronte le "participant" à la recherche de ses points de repères temporels, seul ou à côté d'un autre, et le " redéfinit " dans l'espace du paysage.


DESCRIPTIF DÉTAILLÉ

L'installation reprend le principe du collage/juxtaposition des "instants" du panoramique. De sorte que le paysage morcelé puis recomposé est re-spatialisé dans l'espace d'exposition.
Les images sont projetées, sur une structure d'écrans suspendus, par 4 vidéoprojecteurs dont la qualité de projection est primordiale à la lecture de l'œuvre. Le paysage contient 24 fenêtres.

Image :
A l'écran, le paysage est recomposé à partir du panoramique d'un bord de fleuve. Le paysage garde la distorsion optique du panoramique ce qui déclenche une certaine ambiguïté du champs visuel :
- Les berges forment un espace quasiment clos telle une île encerclée d'eau…
- Le fleuve ne dessine plus un fleuve mais un espace semi-fermé…
Le travail en multicouches (traitement par "compositing") permet d'assembler les fenêtres et de travailler les détails de chaque séquence de manière à rendre perceptible "le mouvement des choses" (le frémissement des feuilles, le vol d'un aigle…).

Son :
Le son est diffusé par deux enceintes. Le principe est le même que dans la composition sonore : des petites boucles composent un paysage sonore minimaliste.
En analogie avec le principe appliqué à l'image et dans une volonté de soutenir discrètement celui-ci, la diffusion sonore est également influencée par la présence des spectateurs et de leurs déplacements dans l'espace.
Une polyphonie composée de fragments sonores - échantillons, voire de la synthèse granulaire - créés à partir de prises de sons effectuées sur le lieu de tournage, recompose le paysage. Un effet de loupe acoustique (caractérisé par l'augmentation de l'amplitude) s'opère selon les déplacements des spectateurs dans le champs stéréophonique. Les différents éléments constitutifs de la polyphonie sont alors mis en avant ou bien, modifiés de façon à se distinguer parmi les multiples couches au moment de leur transformation, changeant ainsi la texture de la nappe du paysage sonore.
C'est dans ces conditions que les boucles sonores et visuelles enregistrées deviennent une base de données dans laquelle on peut intervenir et modifier certains paramètres en temps réel.


FRAGMENTS TEMPORELS

"Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux." nous dit Guy Debord dans " La société du Spectacle ".

Par de véritables "instabilités" temporelles, le paysage de ce projet devient un environnement graphique de boucles sonores et visuelles, une extension temporelle de l'espace, un déploiement spatial du temps.

Le projet "InTime", comme l'installation "2 160 000 icônes de la vie d'une femme" , s'inscrit dans une démarche artistique où la notion temporelle des espaces constitue, pour moi, une véritable recherche. En effet, au moment où les technologies transcendent les simples outils de production en façonnant nos sens, il s'agit de les expérimenter dans le cadre d'une perception dans leurs rapports à la temporalité.

Dans une approche plastique, l'installation vidéo "2 160 000 icônes de la vie d'une femme" jouait déjà du paradoxe spatio-temporel en partant du postulat que : "24 heures (de la vie d'une femme) = 2 160 000 images, si 25 images = 1 seconde" (format vidéo standard PAL) volontairement reconstitué sur un panneau mural fictif. Les images, réduites au format "icône informatique" de 30 x 20 pixels s'alignaient sur un mur de xm², tel un photogramme infini et, en face, un moniteur diffusait la vidéo de ces images dans son défilement chronologique. Achevée, cette proposition "improbable" offrait un minuscule extrait de la vie d'une femme révélant ainsi la disproportion du temps digitalisé, numérisé et stocké.

Considérant le glissement " deleuzien " d'une Image-Mouvement vers une Image-Temps, il est question de la relation à l'image dans l'univers technologique digital (du " bit.seconde "). Aussi face à ces paradoxes, l'écran n'est-il, en fait, qu'une représentation de la mémoire vidéo : ce lieu où l'on stocke le temps et où s'enregistrent les instants, tel un Morel, dans un rêve d'éternité à répétition ?

La notion d'Espace-Temps abordée ici, est celle utilisée par la physique théorique et définie par Einstein. En reliant ces deux mots, le savant démontre que ni les distances, ni les durées, ne sont absolues car la perception du temps dépend avant tout de la vitesse de celui qui le mesure. Les grands bouleversements conceptuels issus des nouvelles théories scientifiques ont engendrés des paradoxes temporels tels que "le paradoxe du grand-père" et "le paradoxe des jumeaux". Ces paradoxes, fondés sur la réversibilité du temps, interpellent notre perception du réel à l'ère des nouvelles technologies.

En 1940, la vision que propose Bioy Casarès dans "L'Invention de Morel" est devenue l'axe de nombreuses recherches. La notion de réalité augmentée et de réalité virtuelle en sont deux exemples. En effet, cet auteur expose dans son roman la recherche du développement technologique des médias là où les moyens techniques et technologiques estompent les frontières entre la présence et l'absence. C'est ainsi que Bioy Casarès y dégage les liens complexes qu'entretiennent la notion d'espace, de mémoire et de numérisation qu'il symbolise à l'époque par le "disque" du phonographe.

Dans la proposition d'installation vidéo interactive "InTime", l'intervenant se place à l'écran, tel face à un paysage, dans une temporalité non linéaire, l'espace de la contemplation. C'est le temps interrogé par le temps. Le temps réel vient ajouter une dimension supplémentaire et nécessaire au projet. Comment aborder la notion de temps réel dans cette proposition plastique allant au delà du principe d'immédiateté pour suggérer un "temps local"?

"InTime" est une représentation poétique du flux des informations enregistrées par le tapis sensitif foulé par le public. Mais, à l'inverse du réseaux Internet, l'écran rematiéralisé est une représentation d'une matrice , lieu de mémoire, tapis de temporalités multiples.

Cette matrice électronique et informatique est la matérialité des localités spatiales et temporelles d'une présence ou d'une absence au sein d'une apparente globalité. C'est le fameux disque éternel de Morel où chaque spectateur - qui perçoit et agit sur l'image - s'y projette.

Enfin, accentuant l'idée que ces fragments d'espaces temporels forment une fausse unicité spatiale, il est question d'expérimenter cette confusion temporelle propre au récit de Bioy Casares . En effet, dans " L'invention de Morel ", l'auteur tente au travers de l'image projetée de Faustine, et du point de vue du narrateur, de faire cohabiter et coexister plusieurs espaces-temps.

J'ai imaginé, aujourd'hui, refaire l'expérience au terme de laquelle le spectateur devenu "lecteur" de "l'Invention" partage l'expérience du narrateur dans un dispositif interactif. Celui qui regarde le spectateur regarde "la spectatrice" représentée par la silhouette d'une femme assise au bord du fleuve, tel un personnage livresque sur lequel on se projette. La lecture d'une oeuvre littéraire suscitant des questions sur la relation lecteur/narrateur/écrivain, j'interroge à nouveau, dans son mode de présentation et de diffusion, la relation du spectateur à l'œuvre "filmique" comme l'écrivain questionne la relation intime du lecteur au narrateur. Je pose ainsi la question de notre relation à l'image et au son dans sa dimension interactive.

Je terminerai avec Max Milner qui, sur le rôle du simulacre dans notre civilisation moderne et le caractère contemporain du livre de Bioy Casares, nous livre la réflexion suivante :

"Cette civilisation est à la fois dévorée par la vitesse et hantée par le désir d'accumulation. Plus le rythme s'accélère, plus elle se compose de moments qui se succèdent les uns aux autres de façon discontinu, et plus nous disposons de moyens pour les reproduire, archiver, mettre en mémoire, comme on dit, ce que nous avons de plus fugitif. […] A partir du moment où la vie est faite de plages, dont rien ne relie la précédente à la suivante, le rêve de les rejouer, comme on fait de celles d'un disque s'impose avec une force croissante
l'éternité, on ne se l'imagine plus sous la forme d'une durée sans fin, ou d'une totalisation intemporelle de tout le vécu, mais sous celle d'une perpétuelle répétition. Et il en résulte un encombrement de nos imaginaires."

L'INVENTION DE MOREL d'Adolfo Bioy Casares édition 10/18


[résumé]
Dans une île déserte, un justiciable en fuite découvre des choses fantastiques : Morel, inventeur d'une machine à créer le parfait simulacre d'une personne ou chose. Il "enregistre une semaine de sa vie avec ses amis de manière à ce que ce morceau de paradis ait une existence éternelle". Répétées à l'infini, les images de ces anciens habitants de l'île parcourent le paysage, figées dans un discours éternel. L'amour du fugitif envers un des habitants le conduira à découvrir Morel et sa machine…

[extraits]
1) Page 90 "Le moment est venu de vous annoncer ceci : cette île, avec ses édifices est notre paradis privé.[…] Nous demeurerons ici éternellement, bien que nous partions demain - répétant l'un après l'autre les moments de cette semaine, sans jamais pouvoir sortir de la conscience que nous eûmes à chacun de ces moments - parce que les appareils nous enregistrèrent ainsi; cela nous permettra de nous sentir vivre une vie nouvelle, car il n'y aura pas d'autres souvenirs à chaque moment de la projection, que ceux que nous avions au moment correspondant de l'enregistrement." […]

2) Page 106 "Ces murs - comme Faustine, Morel, les poissons de l'aquarium, l'un des deux soleils et l'une des deux Lunes, le traité de Belidor - sont des projections des machines. Ils coïncident avec les murs construits par les maçons (ce sont les mêmes murs enregistrés par les machines puis projetés sur eux-mêmes ) […] Comme il s'agit de projection, aucune puissance n'est capable de la traverser ou de la supprimer (tant que les moteurs fonctionnent) […] Morel a dû avoir imaginé cette protection à double paroi, afin que personne ne puisse parvenir aux machines qui maintiennent son immortalité."

3) Page 108 " Du fonctionnement des moteurs dépend l'éternité de Morel. […]
Et si Morel avait eu l'idée d'enregistrer les moteurs aussi?…"

4) Page 100 "Cette éternité à répétition peut paraître atroce à un spectateur: elle est satisfaisante pour ceux qui sont soumis. Libérés des mauvaises nouvelles et de la maladie, ils vivent toujours comme si c'était pour la première fois, sans souvenir des fois antérieurs […] Habitué à voir une vie qui se répète, je trouve la mienne irréparablement régis par le hasard."

5) Page 101 "Peut-être parce que cette idée me paraît si terriblement poétique - chercher une personne dont j'ignore où elle vit, dont j'ignore si elle vit - Faustine m'importe-t-elle plus que la vie même?"

6) Page 123 "A celui qui, se fondant sur ce rapport, inventera une machine capable de rassembler les présences désagrégées, j'adresse une prière : qu'il nous cherche, Faustine et moi, qu'il me fasse entrer dans le ciel de la conscience de Faustine. Ce sera là une action charitable."

 

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES

ESPACE REQUIS POUR LA DIFFUSION DE L'INSTALLATION :

Salle obcure de 8 x 7mètres
(espace idéalement requis mais réajustable)

MATERIEL REQUIS :

4 Vidéo projecteurs ( > 1 500 Lumens)
2 Hauts parleurs
Moquette

TEMPS REQUIS : 4jours

Installation Tapis sensitif : 1 jours
Installation "Structure-écran" : 2 jours)
Réglages : 1 jours

Le traitement des séquences vidéo temps réel et l'affichage simultanée des 24écrans requiert une architecture informatique spécifique comportant 4 cartes graphiques reliées à 4 vidéo projecteurs permettant une très bonne qualité de rendu et de fluidité.


PRINCIPE INTERACTIF DÉTAILLÉ


Le principe interactif retenu est celui d'une modification par le spectateur en temps réel des paramètres temporels de chaque "écran/fenêtre". Ce principe repose sur la mise en place d'un tapis sensitif qui correspond à l'image projetée au sol de la "composition" vidéo. Au travers de la captation de ses déplacements devant les "écrans/fenêtres", le spectateur vient perturber l'apparente unicité temporelle du panoramique.
Chaque "fenêtre" possède sa propre temporalité, le spectateur placé devant un "morceau" d'espace du panoramique, perçoit le changement temporel d'une partie des fenêtres.
La présence d'un individu affecte les paramètres temporels par "zones".
La captation des déplacements du (des) spectateur(s) s'effectue par :

- Détection de présence.
- Détection de position, localisation.

Schéma global de l'installation :

Les logiciels utilisés sont les suivants :

Pure Data : logiciel OpenSource de composition et programmation interactive temps réel orientée objet.
PDP : Modules de traitement vidéo pour Pure Data
PiDiP : Modules de traitement vidéo pour Pure Data // Yves Degoyon

La localisation spatiale du spectateur modifie la composition temporelle de l'écran. La présence éphémère ou prolongée s'y trouve détectée et redéfinie. La multiplicité des spectateurs est visible sur le panoramique. Par son quadrillage, l'écran devient une matrice temporelle.

Exemples :

1. En s'éloignant, le spectateur ralentit ou accélère les séquences extraites d'une base de données d'échantillonnages visuelles et sonores, jouant sur la vitesse de la séquence (nombre d'images par seconde) ;

2. En s'approchant, il modifie aléatoirement la durée des boucles sur la longueur (paramètres assignant les positions de lecture) ;

3. Plusieurs spectateurs peuvent arrêter la quasi totalité du paysage panoramique ;

4. Un spectateur peut percevoir à l'écran les temps décalés d'un autre spectateur.

En temps réel, le spectateur confronte ainsi les temps décalés du "paysage" et sa propre expérience de "l'instant".

 

séquences modifiées par la présence d'un spectateur

 

PARTENAIRES

 

La Kitchen - clin d'œil à Andy Warhol - fonctionne comme une cuisine. C'est un lieu de rencontres, d'échanges et de discussions, un espace de création s'appuyant sur des ustensiles toujours à la pointe de la technologie.
La kitchen est avant tout un lieu de recherche et de création artistique. Créée en 1999, elle est une plate-forme technologique, un lieu de perpétuel questionnement, de bouillonnement culturel dédié en large partie à la collaboration et à la production artistique.
Lieu ouvert à tous les artistes, La kitchen veut permettre une nouvelle relecture du mot "Multi-Art" : la musique, la vidéo, les arts vivants, les arts plastiques, la technologie et la recherche sont pensés et intégrés comme un unique paradigme.
Largement investie dans le monde artistique, La kitchen propose un savoir-faire en informatique, en électronique ainsi qu'en ingénierie sonore et visuelle, et le met à disposition des créateurs dont les oeuvres sont de plus en plus tournées vers la haute technologie. Structure de petite taille et réactive, La kitchen peut mettre en place de façon très dynamique différents projets car elle s'appuie sur un réseau étoilé de partenaires industriels qu'elle ne cesse de développer.


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Le Mas offre aux artistes un espace de liberté esthétique, un studio multimédia, un lieu de réflexion et de recherche en pleine garrigue. Il accompagne les artistes dans leurs recherches et met à leur disposition son parc de matériel vidéo (tournage DV, montage DV et infographie) ainsi qu' une assistance technique.
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